Une institution de la rue Saint-Louis disparaît

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Ginette Allaire      ... (Imacom, Frédéric Côté)

Agrandir

Ginette Allaire

Imacom, Frédéric Côté

René-Charles Quirion

René-Charles Quirion
La Tribune

(SHERBROOKE) Lorsqu'elle tournera la clé dans la porte de l'Accommodation chez Dodo pour une dernière fois demain soir, Ginette Allaire marquera la fin d'un grand chapitre du quartier Centre-Sud de Sherbrooke.

Dépanneur, magasin général, lieu de rencontres sociales, cette institution de la rue Saint-Louis a vu passer plusieurs générations en ses murs. Le 31 décembre à 21 h, la propriétaire de l'endroit depuis 20 ans fermera définitivement les livres de ce petit commerce indépendant situé à l'intersection de la rue Mère-Teresa, l'ancienne rue Notre-Dame.

 

«Ça fait environ six à huit mois que j'y pense. J'ai pris ma décision finale, il y a quelques semaines. Il n'est plus possible de joindre les deux bouts», explique Ginette Allaire, alias Dodo.

Les dépanneurs de quartier ont longtemps été des incontournables en dehors des heures d'ouverture des grandes surfaces. L'ouverture à sept jours par semaine, de 8 h à 23 h pour certains gros joueurs, a tué les plus modestes à petit feu.

«Les affaires ont beaucoup ralenti depuis un an. Ce ne sont pas les bannières de dépanneurs, comme les Couche-Tard, mais les épiceries ouvertes aux mêmes heures que nous qui nous ont fait mal. Nous ne sommes pas capables de faire compétition aux grosses épiceries, comme le Provigo de la rue Belvédère. Le gouvernement aurait dû limiter leurs heures d'ouverture», estime Mme Allaire.

Dodo soutient que son commerce sera resté indépendant tout au long de son existence.

«Nous avons toujours rendu service aux habitants du coin, qui n'est pas l'un des plus riches de la ville. Quand les gens du quartier sont trop gênés pour payer avec leurs cents à la grosse épicerie, ils viennent nous voir. Ça m'est souvent arrivé de voir débarquer des clients avec leur sac de cennes», indique Ginette Allaire.

Chips, RC Cola, pain, lait, bonbons et cigarettes constituaient la majorité des ventes de l'Accommodation chez Dodo.

«Nous ne pouvions plus être compétitifs pour la bière. Alors que la caisse de 24 se vend 23 $ à l'épicerie, nous l'achetons à 30,99 $ du fournisseur. Comment voulez-vous que l'on soit rentable quand notre caisse de 12 se vend au prix de celle de 24 des épiceries? Quant aux cigarettes, la contrebande a complètement tué le marché», soutient la propriétaire de l'Accommodation chez Dodo.

Toute l'histoire dans La Tribune de mercredi.

 

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer