Le processus est un peu plus complexe que la simple apposition d'un code barre, mais c'est la seule différence que verra le client d'un établissement de restauration: un code barre sur sa note. Derrière le code barre toutefois, un système informatique permettant d'enregistrer toutes les ventes du restaurateur. Le ministère du Revenu s'attaque à l'évasion fiscale.
«L'évasion fiscale en restauration est évaluée à 425 millions de dollars par année au Québec, partage François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'Association des restaurateurs du Québec. Le gouvernement évalue que les nouvelles mesures lui rapporteront 200 millions de dollars par année.»
Comment? En rendant impossible de lui camoufler une partie des ventes. Plus aucune facture qui disparait entre les colonnes des budgets, plus d'employés cachés. En récupérant aussi les taxes perçues par les restaurateurs qui ne sont pas envoyées dans ses coffres.
«À partir du 1er septembre 2010, sous réserve de l'adoption du projet de loi, tous les restaurateurs devront émettre une facture pour toutes les transactions», ajoute M. Meunier. Des inspecteurs seront déployés à travers la province pour s'assurer que ce sera bien le cas.
Deux textes complets dans La Tribune de samedi.


Marianne Dandurand" title="" />







