«Ce n'est pas l'employée qui parle, c'est la femme», annonce-t-elle d'entrée de jeu.
La femme qui a accompagné l'un de ses proches pendant les cinq jours passés à l'urgence psychiatrique du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, la fin de semaine dernière, en attente d'un lit sur les étages. Il y avait là une vingtaine de patients qui se côtoyaient dans l'unité de huit lits seulement.
«Je suis bien placée pour comprendre ce qui se passe là et savoir que le personnel fait tout ce qu'il peut. Mais au nom des patients qui sont là et de la personne que j'accompagne et qui m'est proche, il faut dénoncer ces situations. Ce que vivaient les patients à l'urgence psychiatrique la fin de semaine dernière n'avait juste pas d'allure.
«Ils peuvent recevoir huit ou dix patients, mais il y en avait une vingtaine lundi matin, raconte Carole Boisvert. Ils étaient là, en jaquette, abriés avec des draps de flanelle pour se couvrir un peu. Il y avait une douche pour tout ce monde-là, mais plus de jaquettes propres; huit chaises seulement, les gens devaient donc manger avec leurs plateaux sur les genoux. Les policiers arrivaient avec de nouveaux patients agités. C'étaient vraiment des conditions inacceptables!»
Deux textes complets dans La Tribune du 6 mars.









