Alors qu'il reprend son boulot de prof d'éducation physique à l'école de La Montée, Wilson St-Jean parle du dernier mois passé dans son Haïti natal dévasté par le tremblement de terre du 12 janvier dernier comme d'une «expérience bouleversante mais nécessaire ».
Exténué physiquement, vidé mentalement et amaigri d'une trentaine de livres, l'athlète signale que les conditions de vie sont toujours extrêmement précaires.
« Dormir à l'extérieur dans des tentes, souvent dans l'eau à cause des pluies et faire des efforts extraordinaires pour trouver de la nourriture, ça représente un combat constant pour la survie... J'ai fait beaucoup de travaux manuels pour aider, comme par exemple déplacer des roches d'un endroit à l'autre ou des débris ça et là, mais ça engendre un sentiment d'impuissance tellement les besoins sont grands et les moyens extrêmement limités », dit celui qui est revenu à Sherbrooke en fin de semaine dernière.
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