Les citoyens ont 30 jours pour contester leur infraction, et déjà mercredi après-midi on comptait officiellement quatre plaidoyers de non-culpabilité qui ont été transmis à la Cour municipale de Sherbrooke. C'est ce qu'a confirmé Louis Gosselin, chargé de communications de la Ville.
«Je vais contester. Je ne suis pas capable de me résigner à l'idée de payer 154 $ pour acheter la paix», fait valoir Jacques Racine, un automobiliste qui circulait sur Queen-Victoria et qui a effectué un virage interdit à droite vers la rue du Général-de-Montcalm, vendredi après-midi, à 15 h 30.
«Je n'étais pas au courant qu'ils mettaient des heures de restriction de 7 h à 18 h du lundi au vendredi à cet endroit-là. Je n'ai jamais vu le panneau de signalisation. Je ne suis pas contre le fait qu'il y ait des restrictions. Je suis contre le fait que ce ne soit pas visible», ajoute-t-il. «J'aurais préféré que la Ville fasse de la prévention plus longtemps et mette un policier en devoir à ces intersections-là.»
«En me donnant la contravention, la policière m'a dit: 'Je vous souhaite une bonne journée quand même'. Je n'ai pas pu dire merci. Je suis resté bouche bée», raconte M. Racine. «C'est la première fois en 30 ans que j'ai une contravention en circulant.»
«Je suis allé au bureau du maire. La secrétaire au comptoir m'a dit qu'on me contacterait», poursuit le citoyen. «Les élus devraient déclarer une amnistie temporaire, si ça peut se faire.»
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