Presque huit ans à attendre un nouveau coeur

Sonia Maheu... (Imacom, Claude Poulin)

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Sonia Maheu

Imacom, Claude Poulin

 

Marc Laprise
La Tribune

(Sherbrooke) Sonia Maheu sourit à la vie. Elle croque dedans et profite de tous les petits bonheurs qu'elle lui offre. Mais surtout, Sonia Maheu attend un coup de fil, un important appel téléphonique. Celui qui lui dira qu'un nouveau coeur et de nouveaux poumons l'attendent... peut-être.

Sonia Maheu est née avec une malformation cardiaque. Le trou de botal qui normalement se referme à la naissance est resté ouvert. Au début des années 70, les interventions chirurgicales dans pareils cas étaient rares et les médecins n'accordaient à leur jeune patiente qu'une très faible espérance de vie : de un à cinq ans.

Depuis, cette battante repousse chaque jour cette limite. Avec le temps, toutefois, sa situation médicale provoque le développement d'une hypertension pulmonaire (syndrome Eisenmenger). Et en 2001, au début de la trentaine, c'est l'embolie pulmonaire. La mort la menace de près et l'affaiblissement de ses poumons la force à vivre chaque instant avec une bouteille d'oxygène.

 

Jusque là, Sonia Maheu avait mené une vie tranquille et normale. L'assistante dentaire vivait avec son amoureux et les deux enfants de ce dernier. Mais sa nouvelle condition change tout «Du jour au lendemain, je ne pouvais plus rentrer chez moi, je ne pouvais plus retourner au travail», raconte-t-elle. Elle doit laisser l'appartement qu'elle occupe au quatrième étage d'un édifice à logements pour aller se refaire une santé chez ses parents.

 

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