Le 30 novembre dernier, la Cour a autorisé le recours collectif initié par Simon Jacques, Marcel Lafontaine et l'Association pour la protection automobile (APA).
Ils demandent une compensation pour les excédents payés par les consommateurs et les petites entreprises pour la période du 1er janvier 2002 au 30 juin 2006, alors que les détaillants de carburants se seraient entendus pour fixer les prix.
Déjà, deux défendeurs avaient manifesté le désir de conclure une entente de collaboration avec les requérants. Il s'agit de deux détaillants mis en cause dans cette affaire, Gisèle Durand et Michel Dubreuil. Tous deux ont depuis plaidé coupable à des accusations en lien avec ce dossier, en Chambre criminelle.
Selon le président de l'APA, George Iny, l'aide de ces détaillants repentis est cruciale pour son camp. Ceux-ci aideront à la collecte de preuves et pourront, par le biais de leur propre implication, clarifier la situation. À son avis, les autres défendeurs s'objectent à cette entente, prétextant faussement des considérations financières.
Il est reproché à une trentaine de stations-service d'avoir collaboré pour fixer le prix de l'essence en s'entendant pour augmenter les prix en même temps, ou encore en retardant l'application des baisses lorsque que les prix à la raffinerie diminuaient.
M. Iny estime à environ 10 000 le nombre de personnes qui se sont déjà jointes au recours collectif. Il est toujours possible de le faire.
Les audiences devant la juge Dominique Bélanger se tiendront jusqu'à vendredi au Palais de justice de Sherbrooke.
Mercredi matin, un important contingent d'avocats était sur place pour la cause. Me Guy Paquette représente les demandeurs, tandis que de les défendeurs sont représentés par Me Louis Bélanger.
Tous les deux ont fait valoir leur point afin de faire en ce qui concerne l'entente.











