Le procureur de la pétrolière Ultramar et qui agit souvent comme le leader des défendeurs a en effet apporté un peu de baume à la juge Dominique Bélanger de la Cour supérieure qui tente de faire avancer le plus efficacement possible les nombreuses parties impliquées dans ce recours collectif.
Vendredi matin, à la reprise de la cour, Me Bélanger a présenter une solution qui, si elle est acceptée par l'ensemble de la quarantaine d'avocats de la défense et de la poursuite, pourrait permettre aux demandeurs d'avoir accès dans quelques mois à une partie de la preuve qui leur est nécessaire.
Présentement, les demandeurs ont la garde de caisses contenant toute la preuve qui avait été remise à l'une des accusés devant la chambre criminelle. Mais ils ne peuvent y jeter ne serait-ce qu'un coup d'oeil. La preuve qui a été établie au criminel ne peut servir au civil qui est régi par un tout autre code.
Pour mettre fin au débat, Me Bélanger a passé la soirée et jusqu'à 1h30 du matin à concocter une solution avec certains de ses collègues. Faute de temps, il n'a pu en parler à tous, ce qui devra être fait avant que la solution soit débattue officiellement.
La solution consiste à sortir de l'entente hors-cours conclue par les demandeurs avec deux détaillants d'essence toutes les preuves que ces derniers acceptaient de déposer, en échange d'une immunité dans le recours collectif.













