Très peu de travailleurs délaissent leurs véhicules

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Très peu de travailleurs délaissent leurs véhicules

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Très peu de travailleurs délaissent leurs véhicules, déplore Abdr. Descôteaux, résidant du secteur de Deauville.

Imacom, Claude Poulin

Isabelle Pion
La Tribune

Alors que les partenariats de la Société de transport de Sherbrooke (STS se multiplient avec différents employeurs sherbrookois, les travailleurs utilisant le transport en commun sont toujours peu nombreux. Environ 191 employés ont délaissé leurs véhicules, sur une possibilité de milliers d'employés.

La STS a développé, ces dernières années, un programme visant à encourager l'utilisation de ses autobus. Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), la Société des médecins du CHUS, l'Université de Sherbrooke, le Cégep de Sherbrooke, le Séminaire de Sherbrooke font partie des employeurs qui offrent un rabais d'utilisation du transport en commun grâce à une entente avec la STS.

 

À eux seuls, ces employeurs regroupent des milliers d'employés. Il a cependant été impossible de savoir, hier, quel est le nombre exact de travailleurs éligibles.

Récemment, Desjardins et la Corporation de développement du centre-ville se sont ajoutés à cette liste.

Le programme «Boulot bus solution» permet d'offrir un rabais aux utilisateurs, grâce à une contribution payée par l'employeur et la STS. Au Cégep de Sherbrooke, une vingtaine d'employés ont décidé d'en bénéficier. Même scénario à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).

Agent d'administration au secteur de la rémunération à la CSRS, résidant du secteur de Deauville, André Descôteaux fait partie de la vingtaine d'employés qui ont opté pour cette formule.

«Dans mon cas, les irritants ne sont pas majeurs: mon circuit, c'est un minibus. On me prend à la porte de mon domicile et on me laisse à la CSRS», image-t-il en mentionnant que la durée du trajet s'apparente au temps requis en voiture.

«Quelqu'un qui part de l'Est, ça peut prendre une bonne heure, mais pour moi c'est le même temps qu'en auto», souligne-t-il.

Pour lui, cette façon de faire a du sens: en plus d'être bonne pour l'environnement, elle lui permet d'économiser. Il évalue qu'au moment où il a laissé sa voiture en 2007, il dépensait entre 50 $ et 55 $ d'essence par semaine. Actuellement, avec le rabais dont il bénéficie, son laissez-passer mensuel lui coûte 48 $.

Pour la première année de l'entente, le rabais employeur-STS se chiffrait à 50 %; il se situe maintenant à 20 %. Outre ce gestionnaire, on compte aussi huit enseignants et 12 membres du personnel de soutien qui profitent de ce partenariat à la CSRS.

Rappelons que des données du recensement de 2006 avaient établi que les Sherbrookois sont très peu friands du transport en commun: environ 6 pour cent des travailleurs sherbrookois privilégient l'autobus, tandis que 80 % préfèrent le volant.

Au CHUS, qui compte quelque 5500 employés, environ 154 personnes sont inscrites au programme de leur employeur et de la STS. Le nombre est en légère croissance: en 2007-2008, 115 personnes y ont adhéré, comparativement à 138 pour l'année suivante. Cette mesure visant à encourager le transport durable s'ajoute aux stationnements alternatifs (c'est-à-dire à l'extérieur des deux sites de l'hôpital Fleurimont et de l'Hôtel-Dieu), de même qu'au covoiturage.

 

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