«Quand tu mets les pieds dans ce type de course pour la première fois, l'inconnu vient toujours te perturber un peu. Personnellement, je sais que je suis capable de courir 100 kilomètres dans une journée en dépit des souffrances. Cependant, je n'ai pas à repartir le lendemain. Au Marathon des Sables, des lendemains il y en aura cinq et il faudra recharger la batterie chaque jour. Je suis nullement inquiet, mais je me demande comment cela va se passer après l'étape de 75 kilomètres, laquelle viendra immédiatement après trois autres sorties de 40 kilomètres et plus», s'interroge Vachon qui ne veut pas se contenter de compléter seulement les 230 kilomètres de l'épreuve.
Course stratégique
Le Marathon des Sables réunit annuellement (801 concurrents en 2008) deux types de coureurs à pied. D'un côté les coureurs d'aventures qui le font uniquement pour la distance et dont le chrono a plus ou moins d'importance, et il y a ceux, plus compétitifs, qui misent aussi sur la vitesse. Christian Vachon se place dans ce dernier groupe.
«Mon intention est de faire une course stratégique. D'ailleurs, je ne néglige pas la vitesse dans mon entraînement. Quand je traverserai les dunes de sable par exemple, je vais accélérer la cadence. De plus, Serge Dessureault (voir autre texte
m'a persuadé de ne pas commettre l'erreur de trop me retenir lors des premiers jours, que cette énergie perdue ne reviendra pas plus tard dans la course. C'est exactement ce que j'entends utiliser comme stratégie. Si j'évite les blessures sérieuses et que mon corps réagit bien aux conditions du désert, tout devrait bien se dérouler», croit Christian Vachon.
Pour les profanes du Marathon des Sables, précisons que 90 pour cent des participants alternent entre la marche et la course et que la vitesse moyenne maximale est de 14 kilomètres à l'heure.
À l'opposé, les plus lents progressent de trois kilomètres à l'heure.









