Il n'y pas quantité de filles, au Québec, qui peuvent lancer le marteau aussi loin qu'Annie Larose. La recrue chez le Vert & Or et étudiante en kinésiologie a réécrit le livre des records, la fin de semaine dernière, avec un jet de 18,18 m, soit 30 centimètres de plus que sa meilleure marque, qui était aussi un sommet, inscrite deux semaines auparavant.
«Je suis très satisfaite de ma saison jusqu'à maintenant. À vrai dire, je ne m'attendais pas à atteindre les 18 mètres avant la fin de 2009. Mon objectif était d'abord les 17 mètres, mais j'ai progressé plus vite que prévu.»
«Faire 18,18m, à McGill, fut vraiment spécial et je ne peux pas vraiment l'expliquer. Il faut croire que j'ai tout fait correctement, avec le bon timing. C'est très inspirant.»
Si Larose est sur une lancée, c'est le moins que l'on puisse dire, elle ne s'en fait pas outre mesure avec sa première participation au championnat provincial universitaire d'athlétisme.
La compétition, elle a ça dans le sang. «Ça fait déjà huit ans que je fais de la compétition, alors j'essaie de ne pas prendre en considération l'ampleur de l'événement. Disons que cette semaine d'examens que je termine, actuellement, me procure davantage de stress!»
Les objectifs sont clairs pour la jeune femme: lancer de nouveau au-delà des 18 mètres. Mais le défi s'annonce de taille, à Québec.
«La dernière fois que j'ai lancé là-bas, j'ai constaté que ce n'est peut-être pas l'endroit le plus facile, surtout à cause du fait que le cercle d'où on s'élance est recouvert de bois, et non de béton, comme à l'habitude. On ne peut pas tourner aussi vite sur cette surface et cela risque de diminuer les lancers. Mais cela affectera tout le monde», explique-t-elle.
Environ cinq ou six filles peuvent rivaliser de puissance et d'adresse autant que Larose au lancer du marteau. Une bien faible opposition si on la compare aux autres disciplines de l'athlétisme.
Quand même, celle qui est entraînée par Boris Zaitchouk ne laisse rien au hasard. «Le lancer du marteau n'est pas très populaire au Québec et par conséquent, il n'y a pas beaucoup d'entraîneurs de qualité. Je dois ainsi me concentrer sur mes propres objectifs. Moi, quand je rentre dans le cercle, c'est pour lancer le plus loin possible. C'est dommage qu'on ne soit pas plus de filles, ça apporterait un défi plus grand.»
«À Québec, je sais que Caroline Sow, du Rouge et Or, sera à surveiller. On ne sait jamais à quoi s'attendre de sa part. Elle a fait son meilleur lancer à Sherbrooke, en janvier, avec 17,12m, alors elle sera à surveiller.»











