«Nous avons voulu que la population voie que nous sommes bien organisés», a dit d'entrée de jeu le maire de Thetford Mines, Luc Berthold, qui a qualifié cette mobilisation de succès. «C'est au-delà de nos espérances. En l'espace de deux semaines, nous avons complètement changé la perception de Thetford Mines», a-t-il ajouté.
L'engouement a été tellement fort que la centrale n'a pas fourni avec ses dix appareils Blackberry, 14 ordinateurs et 12 lignes téléphoniques. Le travail s'est fait à partir d'une cinquantaine de Blackberry, près d'une centaine d'ordinateurs et on a dû trouver des téléphones supplémentaires. On espérait au début l'aide de 1500 personnes, c'est finalement près de 2000 qui auront défilé entre 8 h du matin et minuit le soir pendant les quatre jours de votation.
«Il y a des gens qui sont venus pour deux heures et qui vont avoir passé les quatre jours», fait remarquer le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Thetford Mines, Louis Thivierge, également membre du comité en charge de la centrale.
C'est le cas de Marie-Claude Bélanger qui estime avoir voté plus de 20 000 fois depuis dimanche dernier. «Il y avait un besoin de bénévoles pour débuter le dimanche matin. On m'a demandé si j'étais familière avec la messagerie texte. J'ai dit oui et je n'ai pas quitté depuis», affirme celle qui dit avoir trouvé une motivation instantanée pour que Thetford Mines l'emporte.
Concernant les différents appuis, celui du gouvernement du Québec a mis du temps à venir. Un communiqué a été émis en date du 3 mars, non pas par le cabinet du premier ministre Jean Charest, mais plutôt par celui de la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, qui a joint sa voix à celle du député de la place, Laurent Lessard, également ministre de l'Agriculture, Pêcheries et Alimentation. C'est samedi soir, lors de l'émission Hockey Night in Canada, que l'on saura si le titre de Kraft Hockeyville 2009 demeurera au Québec après Roberval en 2008.
pierre.nadeau@latribune.qc.ca










