Bien qu'il considère que son équipe est défavorisée par son souci d'embaucher une personne qui parle français pour s'adresser aux amateurs et aux médias lors de la saison régulière, l'homme d'affaires considère que le Canadien a un rôle à jouer en ce sens et qu'il est de son devoir de favoriser les entraîneurs d'ici.
«C'est presque une obligation que le prochain entraîneur soit en mesure de s'adresser aux partisans et aux médias dans leur langue, mais il n'y a qu'une équipe sur 30 qui se préoccupe de ça et ça nous limite beaucoup dans notre processus de sélection», a-t-il affirmé.
Fait intéressant, de tous les entraîneurs francophones qui oeuvrent ou ont oeuvré récemment dans la Ligue nationale de hockey, seulement deux ne sont pas passés dans le giron du bleu, blanc, rouge: Joël Quenneville et Bob Hartley.
M. Boivin ne cache pas qu'il aimerait que le prochain coach ait une certaine expérience dans les rangs professionnels.
«Je crois que notre équipe mérite enfin d'avoir un entraîneur d'expérience, il faut qu'on arrête de regarder dans les rangs juniors ou dans la Ligue américaine. Nous allons nous croiser les doigts pour qu'il y ait quelques francophones d'expérience de disponibles», a-t-il ajouté.
Joueur d'impact francophone
Il n'y a pas que le prochain entraîneur que Pierre Boivin voudrait francophone, il aimerait également que son équipe mette la main sur un joueur d'impact parlant français afin de faire revivre aux partisans les belles années.
Fier que son équipe soit celle qui compte le plus de Québécois (avec sept, comparativement à six pour les Penguins de Pittsburg), le président admet toutefois du bout des lèvres que les joueurs francophones de concession ne sont pas à Montréal.
Il explique cette situation par le fait que le Canadien n'a plus les deux premiers choix francophones des repêchages comme ce fut le cas auparavant et que les Québécois ne sont qu'une soixantaine dans la LNH.
«On va se tuer pour aller chercher un joueur d'impact francophone, mais ce n'est pas aussi facile que ça a déjà été. À talent égal, nous allons choisir un Québécois, mais nous ne prendrons pas le mauvais joueur sous prétexte qu'il est de chez nous», a conclu Pierre Boivin.














