C'est que le projet, officialisé en grande pompe par le premier ministre du Québec, Jean Charest, en mai 2007, doit absorber des dépassements de coûts importants. La version initiale du projet prévoyait un montant de 2 195 760 $, excluant les taxes et les intérêts; mais voilà , deux ans plus tard, la version finale du projet préparée par l'Université de Sherbrooke fait plutôt état d'un montant de 2 779 630 $.
C'est donc dire qu'en plus de la demande additionnelle au MELS, la Ville de Sherbrooke et l'Université de Sherbrooke devront également absorber une partie de la facture, soit 154 227 $ pour chacune des parties. Précisons que la Ville avait déjà annoncé une contribution de 580 000 $ pour ce projet piloté par l'Université de Sherbrooke.
La recommandation d'aller de l'avant a été adoptée par le conseil municipal, la semaine dernière, précise Marc Latendresse, directeur du Service des sports, de la culture et de la vie communautaire à la Ville de Sherbrooke.
«Si la réponse du ministère est positive, on poursuit dans la même veine. Sinon, on devra s'asseoir avec l'Université afin de voir comment on pourrait régler ça. Ce sont les travaux visant à assurer l'étanchéité du réservoir d'eau potable qui ont retardé le dossier. Selon les plans, la Ville va redonner le terrain à l'université le 30 juin et elle pourra débuter ses travaux.»
Le directeur du service du sport et de l'activité physique à l'Université de Sherbrooke, Christian Gagnon, confirme que la demande a été faite au Ministère il y a deux semaines à peine.
«Et selon toute probabilité, nous devrions avoir des nouvelles de tout ça le 4 avril. Ainsi, on pourrait être opérationnel pour septembre et octobre, sinon on va devoir trouver une solution», a-t-il indiqué.
Car pour l'instant, justement, il n'y a pas d'autres options concrètes sur la table, advenant un refus du MELS.
L'équipe de football de l'Université de Sherbrooke, de même que les formations féminine et masculine de soccer du Vert & Or ainsi que certains sports intra-muros seront les principaux utilisateurs pour le compte de l'Université, précise M. Gagnon. Ce terrain, communément appelé l'ancienne piste d'athlétisme, est situé derrière le bâtiment abritant les installations de la principale usine de traitement de l'eau potable de Sherbrooke. C'est le délai de deux ans pour mettre les travaux en branle qui explique le dépassement de coût.
À noter que ce terrain sera géré conjointement par l'Université de Sherbrooke et la Ville de Sherbrooke et il deviendra le deuxième équipement sportif à être géré par le comité de coordination des installations sportives, mis sur pied au lendemain des Mondiaux jeunesse de 2003. Le Stade de l'Université est l'autre.
Deux membres de l'U de S, deux de la Ville et un représentant d'Excellence Sportive Sherbrooke forment ce comité qui voit à la planification et à la planification de l'horaire de ces équipements.
Précisons en terminant que le terrain à surface synthétique construit au Coulter Field de l'Université Bishop's, réalisé l'an dernier, a lui aussi été marqué par un dépassements des coûts prévus.
Il a cependant été impossible de connaître la raison, mardi, expliquant pourquoi les travaux devant être effectués par la Ville de Sherbrooke mettront plus de deux ans à être complétés.
Quant à la demande additionnelle de subvention demandée au MELS, Marc Latendresse se montre optimiste. «Il était important que les trois partenaires s'impliquent pour absorber les coûts supplémentaires. Pour le reste, si on a fait la demande au MELS, c'est qu'on croit qu'on a de bonnes chances de l'obtenir.»













