Quelques statistiques pour vous en convaincre: 389 équipes dans quatre catégories masculines et féminines, 21 pays représentés, 7000 participants, 1177 matchs disputés dans 25 gymnases et tout cela pour une 18e année d'existence...
Le Canada y sera représenté par trois équipes, toutes trois venant du Québec. En plus de la formation juvénile de l'école Montcalm, la Fédération québécoise de handball y délègue également ses équipes masculine et féminine.
Si le coeur de l'équipe de Montcalm est composé de la formation juvénile, on y a aussi ajouté le nom de Marc-André Richard, un ancien qui étudie maintenant au Cégep et qui donne un coup de main à l'entraîneur Marc Dugas. Comme il est encore éligible chez les moins de 20 ans, on lui donnera un chandail.
«On va là-bas uniquement pour s'amuser, reconnaît l'entraîneur Marc Dugas. On veut juste que les gars aient le plaisir d'affronter des équipes d'autres pays.» Marc-André Richard et Marc-Antoine Dugas ont déjà vécu une telle expérience lorsqu'ils ont eu la chance de jouer en France.
«Toutes les équipes en Europe sont bonnes. Là-bas, après le soccer c'est le handball,» rappellent les deux joueurs et leur coéquipier Jonathan Paré. «On avait joué, entre autres, contre Nîmes, les champions de France et on s'était fait doubler dans le pointage.» Nîmes aussi sera à Prague où, peu importe les résultats, les porte-couleurs de l'école Montcalm seront assurés de participer à un minimum de cinq rencontres en ronde qualificative.
Mais la pire malchance qui pourrait leur arriver serait d'avoir à disputer un match contre l'équipe du Québec... Tant qu'à se rendre aussi loin pour jouer au handball, aussi bien affronter des formations qu'on a rarement la chance de croiser!
C'est à l'initiative de Robert Richard, un enseignant en éducation physique, que la formation de l'école Montcalm s'envolera vers Prague. Le hasard a voulu cependant que l'équipe vienne de connaître la pire de ses trois dernières saisons scolaires.
«Deux fois on a fini deuxièmes au championnat provincial scolaire, mais cette année, on n'a pu faire mieux qu'une troisième position au niveau régional et il n'y avait pas de finale provinciale au programme», racontent les trois leaders de l'équipe.










