2003, le meilleur atout de Sherbrooke

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2003, le meilleur atout de Sherbrooke

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La présentation des Mondiaux Jeunesse en 2003 est un atout pour Sherbrooke dans la course pour l'obtention des Jeux du Canada en 2013.

Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

Sébastien Lajoie
La Tribune

(Sherbrooke) Sur le coup de 10h, ce mardi matin, à Québec, les délégations des trois villes en lice pour l'obtention des Jeux d'été du Canada de 2013 espéreront la nouvelle tant attendue. Trois villes qui ont présenté des candidatures fort différentes au comité de sélection du Conseil des Jeux du Canada, mais qui vivent toutes du même espoir.

D'entrée de jeu, Sept-Îles et de Blainville pourraient sembler avantagées puisqu'elles émergent à peine de l'accueil des Jeux du Québec. En 2007 pour Sept-Îles et l'hiver dernier pour Blainville. On peut croire que l'expertise humaine et organisationnelle acquise à ces jeux, de moindre envergure précisons-le, a été soulignée à grands traits lors de la visite du comité de sélection du Conseil des Jeux du Canada.

 

Quant à Sherbrooke, c'est plutôt la présentation de la troisième édition des Championnats du monde d'athlétisme jeunesse de l'IAAF, en 2003, qui pourrait être un atout majeur. Après tout, des athlètes et entraîneurs de partout à travers le monde sont débarqués à Sherbrooke pour l'occasion.

Mais si l'on fait l'étude exhaustive des trois dossiers de candidature, force est d'admettre que les trois villes présentent toutes des particularités propres.

D'abord, à Blainville, on le reconnaît candidement: la région ne possède pas le parc d'infrastructures sportives nécessaire pour l'accueil des Jeux du Canada de 2013.

Mais en contrepartie, avec la concrétisation de la Cité laurentienne, Blainville veut innover en insistant sur la création de nouveaux équipements sportifs plutôt que la mise à niveau d'équipements déjà existants. Ainsi, 75% des compétitions et des activités seraient regroupées en un seul et même endroit.

Le projet est d'envergure et nécessitera des investissements oscillant entre 125 et 150 millions de dollars. Cette Cité est l'élément clé de la candidature de Blainville et le principal legs en terme d'infrastructures.

À Sept-Îles, cette petite ville d'à peine 27 000 habitants était confrontée, dès le départ, à un problème d'hébergement. Un élément qui s'est d'ailleurs fait sentir lors des Jeux du Québec de 2007.

Par contre, Sept-Îles propose une solution plutôt hors de l'ordinaire afin de palier à ce manque: la location d'un bateau de croisière. Ce dernier, qui serait amarré dans le Saint-Laurent, pourrait accueillir les athlètes et les accompagnateurs pour la durée des jeux, tout en offrant la nourriture et les activités. Une solution qui se chiffrerait à quelque 10 millions de dollars.

Toutefois, l'éloignement de la Côte-Nord pourrait provoquer des coûts supplémentaires pour les délégations provinciales qui opteraient pour un transport en avion jusqu'à Sept-Îles.

Du côté de Sherbrooke, l'expertise accumulée au fil des ans, entre autres par l'accueil des Mondiaux Jeunesse de 2003 et le parc d'infrastructures sportives, qui répondrait à 80 ou 90% des exigences requises par le Conseil des Jeux du Canada, est un élément clé.

Il ne faut pas non plus oublier l'importance du Stade de l'Université de Sherbrooke, où toutes les compétitions d'athlétisme et le centre des médias, entre autres, auront pignon sur rue. De plus, la proximité entre plusieurs lieux de compétition et le village des athlètes, situé à l'Université Bishop's, est un atout majeur.

L'enjeu découlant de la décision d'aujourd'hui est de taille puisque les Jeux du Canada, inaugurés en 1967, ne seront pas de retour au Québec pour le prochain quart de siècle. Au total, la présentation de cet événement national prévoit des activités économiques de l'ordre de 100 millions de dollars, selon l'Alliance canadienne de tourisme sportif dans une étude basée sur les Jeux du Canada de 2005, à Regina.

L'analyse des trois candidatures par le comité de sélection du Conseil des Jeux du Canada reposait sur une grille de 400 points dont les critères sont invariables. Les plus importants, ceux qui donnaient le plus de points étaient, dans l'ordre: les installations, le village des athlètes, la mobilisation et l'héritage.

L'édition estivale des Jeux du Canada n'a jamais été présentée au Québec et l'a été deux fois pour son volet hivernal (Québec en 1967 et Saguenay/Lac Saint-Jean en 1983).

Sur le coup de 10h, Sherbrooke devrait obtenir la présentation des Jeux d'été du Canada de 2013.

 

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