Sherbrooke devient donc la première ville au Québec à obtenir la présentation des Jeux du Canada d'été depuis la création de ces jeux, en 1967.
L'annonce, d'abord prévue à 10 h, a été retardée de plus de 40 minutes, pendant que se succédaient les discours de présentation et les mots de bienvenue et de félicitations. L'effervescence a atteint son comble lorsque la décision finale a été rendue, jetant l'euphorie au sein de la délégation sherbrookoise.
Plus tard, en entrevue, le président du conseil d'administration des Jeux du Canada, Larry Smith, a confirmé que les infrastructures sherbrookoises ont fait la différence en bout de ligne lorsque les trois dossiers de candidatures des villes en lice ont été analysés par le comité de sélection et le conseil d'administration des Jeux du Canada.
Historique solide
«Sherbrooke a eu un avantage en terme de développement d'infrastructures sportives. Pour nous, c'est plus facile d'ajouter, de faire des mises à niveau d'infrastructures que d'en construire des nouvelles, comme le proposait les deux autres villes candidates», a-t-il indiqué.
«Sherbrooke a un historique solide de développement de ses infrastructures sportives et d'accueil de compétitions de haut niveau. Avec la présentation des Jeux du Canada, on va voir une amélioration des infrastructures. C'est le message que l'on voulait porter, soit d'avoir un plan de développement pour les infrastructures sportives, un plan complet.»
«Sept-Îles et Blainville avaient un rattrapage important à faire de ce côté. Sherbrooke était prête à accueillir les jeux. À la fin, ce fut la différence entre les trois candidatures. J'ai regardé toutes les évaluations et c'était très serré: sur une grille d'évaluation qui contenait 1000 points, il y avait 80 points (sic) de différence entre la première et la troisième place», a-t-il expliqué.
Plus précisément, au cumulatif, Sherbrooke a cumulé 872 points sur une possibilité de 1000, contre 840 pour la région des Basses-Laurentides et 741 pour Sept-Îles.
Ainsi, la présence du stade d'athlétisme à l'Université de Sherbrooke et le village des athlètes, qui monopolisera le campus de l'Université Bishop's, entre autres, ont été les fers de lance de la candidature sherbrookoise.
La mobilisation et l'expertise de la région ont également su capter l'intérêt du comité de sélection des Jeux du Canada.
Plusieurs minutes après l'annonce, la nervosité s'était estompée un peu pour le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, mais la fierté d'avoir obtenu cette importante compétition était encore bien palpable.
«Quand j'ai vu Jean Charest arriver à la conférence de presse, je savais qu'on l'avait car sa présence restait à confirmer. J'étais très nerveux, avant l'annonce. Je revivais ma vie d'athlète, lors des moments avant les compétitions.»
«J'espère que ça va donner de beaux modèles à nos jeunes, des exemples à suivre. Quand même, on doute toujours et je m'étais préparé au pire, on ne sait jamais. En bout de ligne, c'est la force de notre partenariat avec tous les acteurs impliqués qui a fait la différence», a indiqué M. Perrault.
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a d'ailleurs profité de sa brève allocution pour souligner la contribution de Jean Perrault.
«Je suis très heureux pour ma ville natale. Pour Jean Perrault, qui ne sollicitera pas de nouveau mandat en novembre prochain, qui a été président de l'UMQ (Union des municipalités du Québec) et de la FCM (Fédération canadienne des municipalités), cette décision est un hommage indirect et un legs qu'il laisse à Sherbrooke.»











