Est-ce que le Sherbrookois Mathieu Dandenault a joué son dernier match dans l'uniforme du Canadien, mercredi soir? Son contrat de quatre ans, signé en août 2005, vient à échéance le 30 juin prochain.
Et avec la liste des joueurs autonomes sans compensation qui est longue comme ça, chez le Canadien...
«Donne-moi quelques jours pour penser à tout ça. Oui, je veux continuer à jouer ici, j'aime ça. Je ne dis pas que ça plairait à d'autres, mais moi, j'aime ça. Que ce soit à la défense ou l'attaque, tant qu'on me trouve un trou dans l'alignement, je suis heureux.»
Il y a quatre ans, donc, il défiait la tendance qui sévit toujours aujourd'hui en devenant l'un des rares Québécois à signer avec le Canadien à titre d'agent libre. Il avait auparavant passé 10 ans à Detroit.
Jouer à Montréal était un rêve d'enfance. Sa femme, alors enceinte, voulait revenir au Québec. Le «timing» était parfait.
«Maintenant, cette décision ne se prend plus seul. J'ai la famille, ma femme, qui a une belle carrière ici, tout ça joue un grand rôle. Il y a toujours des inquiétudes, pas pour se trouver du travail, mais pour les conséquences sur la famille. Mais je le répète, j'aime ça jouer ici; je crois en l'organisation et en ses dirigeants», a précisé Dandenault, qui fut l'un des rares joueurs du CH présents dans le vestiaire, après le match.
La réaction de la foule?
Mais est-ce que la réaction, disons, exacerbée de la foule, à la fin du match, aidera le Canadien à recruter des joueurs autonomes l'été prochain?
«C'est sûr que ça affecte la perception des gars qui pourraient venir ici. On va recevoir des appels des gars pour nous demander comment ça se passe. Je vais leur donner l'heure juste. Le problème, ici, c'est qu'il y a quelques personnes qui bougonnent toujours (lire dans les médias) et qui influencent négativement toutes les autres. Ça devient tout un show, des fois.»
Chose certaine, Dandenault aura bonifié considérablement son C.V. depuis son retour au jeu après avoir une fracture au bras, en février dernier. Il a présenté du jeu efficace et a profité des nombreuses blessures qui ont affligé l'équipe pour montrer qu'on pouvait compter sur lui.
Lors des six derniers matchs de l'équipe, dont les quatre rencontres éliminatoires, il a passé en moyenne 20 minutes sur la glace.
L'an dernier, il avait été retranché de l'alignement plus souvent qu'à son tour, ratant même plusieurs parties en séries.
On l'envoyait même sous d'autres cieux, à la date limite des transactions, il y a quelques mois.
«J'ai prouvé à tout le monde que j'avais ma place et que je la méritais. Je suis fier de ce que j'ai accompli. J'ai encore le patin et les jambes pour jouer et ça ne me fait rien de jouer à l'attaque ou à la défense, je suis confortable dans les deux.»
Est-ce que ce sera dans l'uniforme tricolore en septembre prochain?











