«Il y a une rivalité naturelle entre les deux équipes et je vivrai une émotion particulière dans cette série. Toute ma famille comme celle de ma femme vit encore à Shawinigan. La série sera serrée et émotive. Les deux équipes possèdent de la profondeur ainsi que du talent et elles excellent autant sur les unités spéciales qu'à cinq contre cinq. La différence est que nous sommes légèrement plus explosifs à l'attaque et les Cataractes ont un ou deux joueurs de profondeur plus physiques», analyse Ricard, DG des Voltigeurs depuis décembre 2004.
On voit mal comment le trophée Maurice-Filion (DG de l'année pourrait échapper à Dominic Ricard lors des prochaines assises de la LHJMQ à Moncton (3 au 6 juin). Cette année, Ricard a notamment fait les acquisitions de Yannick Riendeau, Dany Massé, Christopher DiDomenico (trois premiers pointeurs des séries et du vétéran gardien Marco Cousineau.
«Il y a eu beaucoup d'accomplissements chez nous cette année. Une première Coupe du Président viendrait couronner tout cela. Une première, que ce soit dans n'importe quelle sphère, demeure un grand exploit. Guy Boucher et moi avons gagné la Coupe du Président comme entraîneurs adjoints à Rimouski et à Val-d'Or. Nous avons conjugué nos expériences pour créer un modèle», explique Ricard, dont les parents ont souvent hébergé des joueurs des Cats durant sa jeunesse.
Ricard et Boucher, visionnaires, ont décidé à la suite des nouveaux règlements adoptés par la LHJMQ de ne plus miser sur des «bagarreurs». Cette année, seul le défenseur Jeff Marcoux remplissait ce rôle, lui qui fut d'ailleurs renvoyé à la maison en fin de saison.
«Nous avons établi de bonnes fondations. Notre structure, notre philosophie et nos valeurs sont maintenant solidement implantées. L'an dernier, nous avons fait le ménage et creusé pour créer le solage. Nous avons décidé de démolir pour mieux bâtir. Nous avions une vision et nous avons mis en place une philosophie axée sur le sens du jeu, le caractère et la rapidité d'exécution. Nous nous sommes bien adaptés aux nouveaux règlements instaurés qui nous ont permis de nous exprimer davantage dans cette voie», expose Ricard.











