Une course importante s'il en est une puisque les trois premières équipes au fil d'arrivée se qualifieront pour le championnat mondial qui sera présenté au Portugal au mois de décembre prochain.
Un rendez-vous auquel l'équipe de Francis Lambert, Pascal Laroche, tous deux de Magog, Alexandre Provost et Stéphanie Lajoie, de la région métropolitaine, aimerait bien s'inviter.
Pendant ce temps, le quatuor composé de Nicolas Taillefer, d'Orford, Viktor Alexy et Alain Harel, de Sherbrooke, ainsi que Catherine Hogan, de Montréal, se montre moins gourmand et affirme tout simplement vouloir compléter le raid du New Hampshire en évitant les blessures et avec la satisfaction du devoir accompli. Ce qui ne sera déjà pas une sinécure considérant les quelque 450 kilomètres que les participants devront avaler durant un peu plus de trois jours dans des disciplines comme le canot, le vélo, l'escalade et le trekking.
Top 5
Pascal Laroche avoue que son équipe place la marche très haute. «Nous visons nous maintenir parmi les cinq premières équipes tout au long du trajet. Si nous y parvenons, c'est la stratégie que les meneurs adopteront en fin de trajet qui fera la différence. En ce qui nous concerne, nous avons déjà établi de ne pas dormir les deux premières nuits. Notre état physique et surtout mental dictera ce que nous ferons par la suite», d'analyser Laroche qui, il y a quelque temps, avait été sacré champion d'un raid international en Argentine avec son inséparable et fidèle aventurier Francis Lambert.
Reste à savoir si cette magie qui les avait transportés en Argentine opérera à nouveau cette semaine. «On en aura bien besoin, d'enchaîner Pascal Laroche. Les conditions sur le terrain nous compliqueront la tâche. Là-bas ils ont eu la même température que nous, au Québec. Les rivières sont gonflées; les sentiers sont abondamment mouillés, de sorte que le parcours sera lent. Qui dit lent, dit plus d'heures pour terminer. Ce sera définitivement une course pour adultes.»
D'autant plus que le calibre des équipes inscrites a de quoi faire réfléchir. «Il n'y aura pas de touristes sur place et personne ne prendra le temps de contempler la nature, soutient Nicolas Taillefer. Les moments de répit seront extrêmement rares. Pour notre part, nous avons prévu dormir 40 minutes par tranche de 24 heures. On verra une fois la course partie s'il faudra s'ajuster.»










