Cinq Sherbrookois font montre de leur talent

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Cinq Sherbrookois font montre de leur talent

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Ils étaient cinq Sherbrookois à participer aux sélections de l'équipe du Québec de rugby pour les Jeux du Canada. Il s'agit de Louis Brouillette, Sébastien Picard, Bruno Provencher, Jérôme Bédard et Vincent Turgeon.

Imacom, Maxime Picard

Jonathan Custeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Les sélections de l'équipe du Québec de rugby, en prévision des Jeux du Canada, se tenaient ce week-end sur le campus de l'Université Bishop's, dans l'arrondissement de Lennoxville. Des 34 joueurs invités, cinq Sherbrookois de 16 et 17 ans tentaient d'obtenir une des 25 places disponibles.

Sportifs à l'année, quatre d'entre eux ne pratiquent ce sport méconnu que depuis cinq mois. C'est le cas de Vincent Turgeon, Sébastien Picard, Jérôme Bédard et Louis Brouillette. «Au secondaire, le rugby était au programme dans les cours d'éducation physique et j'avais envie d'essayer. J'ai adoré ça, parce que je suis joueur de ligne au football et que je n'ai pas souvent l'occasion de toucher au ballon, alors que là, j'y touche régulièrement», explique Vincent Turgeon.

 

Cinq mois, et déjà en lutte pour un poste avec l'équipe du Québec? «La difficulté, c'est surtout dans les détails. Sinon, c'est plutôt facile de s'adapter», assure Louis Brouillette.

«De toute façon, il y a une grande différence entre le rugby de club et celui du niveau provincial. Le système de jeu est différent, alors tout le monde doit modifier ses habitudes. Il y a d'ailleurs un entraîneur français qui est venu pendant deux jours pour nous montrer des techniques», précise Bruno Provencher, joueur de rugby depuis trois ans.

Jérôme Bédard abonde dans le même sens. «Avec l'équipe du Québec, il faut avoir un meilleur cardio. Il faut être plus performant et plus athlétique.»

«C'est une méchante expérience. Je ne pensais pas pouvoir en arriver là après seulement cinq mois. On a vu en fin de semaine qu'on pouvait progresser rapidement et se rapprocher du calibre de jeu de nos coéquipiers», commente Sébastien Picard.

De son côté, l'entraîneur Nicholas Clapinson dévoilera aujourd'hui les membres de son équipe. «Nous avons identifié 30 joueurs pour faire le voyage. Nous avons des représentants de toutes les régions et, pour la première fois, la majorité de l'équipe est composée de francophones, alors que le rugby est traditionnellement dominé par les anglophones de la région de Montréal.» M. Clapinson explique cette nouvelle donne par l'émergence des programmes de rugby en Outaouais, à Sherbrooke et à Trois-Rivières.

Cette émergence explique aussi en partie la tenue du camp dans les Cantons-de-l'Est. «De cette façon, nous sommes loin des distractions de Montréal et nous pouvons recréer l'ambiance des Jeux du Canada. Les jeunes sont hébergés dans les résidences et les horaires sont très chargés, avec deux pratiques par jour.»

L'objectif du Québec, à l'Île-du-Prince-Édouard, sera de décrocher la médaille de bronze. «L'Ontario et la Colombie-Britannique sont beaucoup trop forts, mais une troisième place est envisageable...»

 

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