Jacques Dussault, qui travaillera à la diffusion des matchs universitaires à la Société Radio-Canada, croit que ce jour n'est pas loin et qu'on pourrait bien y arriver dès cette année.
Comme la majorité des amateurs qui s'intéressent au football universitaire, Jacques Dussault parle de la supériorité du Rouge et Or de l'Université Laval, qui a presque toujours été classé premier au Canada depuis 2005: une seule fois au cours des 51 derniers scrutins, le Rouge et Or n'a pas mené le top 10 canadien...
Mais la nouveauté cette année, selon Dussault: on pourrait bien voir apparaître les Carabins de l'Université de Montréal ainsi que le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke dans le haut du classement québécois devant Concordia, Bishop's et McGill. «Je pense que ça pourrait être le cas en raison de la maturité des équipes francophones et du bassin de joueurs que connaît maintenant le Québec. D'ailleurs, je pense qu'il pourrait y avoir une quatrième équipe francophone au Québec. Il y a plusieurs joueurs universitaires qui ne jouent pas et suffisamment de joueurs de qualité qui sortent des rangs collégiaux au Québec», explique Dussault.
Selon lui, l'institution la plus proche d'une nouvelle concession universitaire demeure l'Université du Québec à Trois-Rivières tandis qu'il y aurait aussi de l'intérêt à l'Université du Québec à Chicoutimi.
Analyse
Dans une brève analyse des forces en présence cette année dans la Ligue de football universitaire du Québec, Jacques Dussault aborde deux facteurs qu'on a tendance à sous-estimer chez le Rouge et Or de l'Université Laval, mais qui permettent à l'équipe de se maintenir au sommet.
«On oublie que l'équipe est menée par un très bon groupe d'entraîneurs qui travaillent ensemble depuis longtemps. On ne réalise pas non plus que 15 à 20 joueurs avec l'expérience de la Coupe Vanier se présentent à chaque camp d'entraînement. Ce sont des joueurs qui ont du vécu et de l'expérience et qui savent comment faire la différence dans les situations plus corsées, ajoute Dussault.»
Chez les Stingers de l'Université Concordia, on peut s'attendre à ce qu'on revienne au jeu aérien. «Au cours des dernières saisons, ils ont toujours aimé lancer le ballon. L'an dernier avec Liam Mahoney, un quart plus mobile, Gerry McGrath s'est adapté. J'ai l'impression qu'avec le retour de Rob Mackay, on va revenir à la passe. Chose certaine, les Stingers aligneront toujours de bons botteurs parce que l'entraîneur McGrath était lui-même un botteur dans la Ligue canadienne, avec les Alouettes.»
Dussault estime qu'il faudra se méfier des Redmen de McGill. «Ils seront capables de voler une victoire si une équipe n'est pas prête à jouer contre eux.» McGill mise habituellement sur une jeune équipe parce qu'elle recrute des joueurs qui sortent de l'école secondaire à l'extérieur du Québec. «Mais cette année, les Redmen sont allés chercher quatre ou cinq joueurs qui avaient déjà l'expérience du football universitaire.»
Les Carabins de l'Université de Montréal ont toujours bien joué en défensive où ils démontrent beaucoup de vitesse, rappelle Dussault. «À l'attaque, il ont recruté Rotrand Sené, le meilleur porteur de ballon l'an dernier dans la Ligue collégiale AAA qui pourra profiter d'une grosse ligne à l'attaque.»
Pour ce qui est du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke, Dussault estime qu'on a pris une bonne décision en optant pour un quart-arrière partant avant le début de la saison. À l'Université Bishop's, il craint que les Gaiters aient de la difficulté à traverser l'après Jamall Lee. «Je me souviens ce qui est arrivé à Mount-Allison après le départ d'Éric Lapointe qui avait transporté l'équipe sur ses épaules pendant quelques saisons. Chose certaine, les Gaiters ont de grands souliers à chausser. D'un autre côté, c'est ce qui rend le travail d'entraîneur aussi intéressant, il faut trouver des solutions», ajoute celui qui a repris la barre d'une équipe cette année en acceptant de diriger les Spartiates du Cégep du Vieux Montréal.











