La Victoriavilloise, qui a célébré son 24e anniversaire de naissance le mois passé, s'est entraînée en salle tout l'été et rechaussera ses skis à Zermatt, en Suisse, en octobre prochain, soit six mois après une intervention chirurgicale au genou droit.
En retard sur les autres compétitrices qui ont pu dévaler des rampes d'eau cet été, elle devra reprendre confiance rapidement afin d'obtenir des bonnes descentes au cours des six premières épreuves du calendrier de la Coupe du monde de ski acrobatique. Ses quatre meilleurs résultats seront comptabilisés et comparés à ceux des autres athlètes canadiennes.
Puisque seulement deux ou trois skieuses représenteront le pays dans cette discipline et que Jennifer Heil est déjà assurée d'être de la partie, la marge d'erreur n'est pas très grande. St-Pierre sera notamment opposée à Kristi Richards, qui a pris le quatrième rang mondial en 2008, et aux Québécoises Audrey Robichaud et Chloé Dufour-Lapointe.
Ça passe ou ça casse
Stéphanie St-Pierre a profité de son repos forcé pour terminer ses études collégiales et s'inscrire à l'Université de Sherbrooke en communications. Elle prépare tranquillement son après-ski, une étape de sa vie qui pourrait survenir plus tôt que prévu.
En effet, la bosseuse ne sait pas du tout ce que ses genoux lui réservent une fois au haut des pentes et elle craint que l'aspect mental constitue également un blocage majeur dans sa quête de l'excellence. Il faut dire que ses dernières blessures majeures ne sont pas survenues à la suite d'un accident, mais bien lors de manoeuvres de routine. «Est-ce que je vais être à l'aise sur mes skis? Est-ce que je vais réussir à combattre ma peur?» se demande-t-elle.
Si elle ne parvient pas à se tailler une place au sein de l'équipe canadienne pour les Jeux de 2010, elle pourrait fort bien accrocher ses skis. «Ces blessures sont des épreuves difficiles à surmonter et un moment donné, il faut que je pense à ma vie, à ce que je veux faire une fois le ski terminé. D'autres blessures du même genre pourraient faire en sorte que j'aie du mal à marcher toute ma vie», a-t-elle expliqué.









