Manon Perron est encore secouée par les événements. «Ça faisait 12 ans qu'on travaillait en équipe Thérèse et moi. On se connaissait bien avant que Joannie devienne mon élève. C'est choc et j'ai comme l'impression que je ne le réalise pas encore», affirme celle qui était de passage mardi dans sa ville natale dans le cadre d'un séminaire organisé pour les patineurs du Club de patinage artistique des Sillons d'argent de Thetford Mines.
Peu importe, cette médaille olympique demeurera le plus beau moment dans la carrière de l'entraîneuse. «Joannie est arrivée deuxième au dernier Championnat du monde, ça, personne ne peut nous l'enlever. Mais une médaille olympique, ça arrive aux quatre ans et c'est le summum», dit-elle. Elle cite l'exemple du patineur Kurt Browning qu'elle considère comme le meilleur au monde. «Il a été champion du monde mais il n'a jamais été capable de supporter la pression olympique et de remporter une médaille», ajoute-t-elle.
Mentionnons que cette dernière va tirer un trait après les Championnats mondiaux à Turin prévus à la fin du mois afin de poursuivre son travail auprès de la Fédération de patinage artistique du Québec. Mais en attendant, tout comme Joannie, elle va vivre le deuil de Thérèse, dont les obsèques auront lieu demain.
Texte complet dans La Tribune de mercredi.










