Munis de courroies auxquelles étaient rattachés des capteurs sophistiqués, les jeunes athlètes, en groupe de quatre, ont patiné au sommet de leur capacité pendant trois minutes. Cet exercice a permis aux spécialistes de recueillir des données intéressantes en lien avec chacun des joueurs.
Une fois compilées, ces statistiques en lien avec la capacité anaérobique, l'endurance, la fréquence respiratoire, la température corporelle et la réserve énergétique permettront au personnel hockey des Félins de prendre de meilleures décisions en situation de match.
«Nous saurons si un joueur perd 60 % de son énergie après 27 secondes ou s'il est capable de patiner à fond pendant 44 secondes. Ça nous en dira beaucoup par rapport au temps de glace et à la longueur des présences qu'il faudra privilégier», a indiqué l'entraîneur-chef Yanick Jean.
Le concept d'entraînement va plus loin en analysant les repas ingérés par les joueurs au cours des heures et des journées précédant une rencontre. Des suggestions de menus seront faites afin de maximiser les réserves énergétiques des joueurs. On recommandera également un moment propice pour consommer chacun des aliments.
C'était la toute première fois que la nouvelle technologie était testée sur une équipe de hockey. C'est par l'entremise du Victoriavillois François Ruel que les Tigres ont été mis en contact avec l'équipe de Zephyr. Ils ont tout de suite accepté de se prêter au jeu.
Selon l'entreprise, dont le siège social est au Maryland, ce procédé de profilage physiologique peut-être utilisé pour évaluer les capacités d'un athlète peu importe le sport. D'autres essais sont prévus, cette fois avec les joueurs des Capitals de Washington de la Ligue nationale de hockey. L'entreprise aurait également une oreille attentive en provenance des équipes de baseball des ligues majeures.
Les Tigres devraient obtenir les résultats de leur séance d'entraînement au cours de la semaine prochaine. Ils évalueront par la suite s'ils ont de l'intérêt à répéter l'exercice chaque saison.










