Personne n'a un droit absolu sur un enfant, ce qui signifie qu'il y a des territoires et des juridictions à respecter. Dans la famille, ce sont les parents; en classe, ce sont les enseignants; dans les activités culturelles ou sportives, ce sont les instructeurs. Ce concept de juridiction s'applique aussi au niveau gouvernemental: l'État québécois comme tous les pays du monde a des pouvoirs clairement identifiés par la constitution dont l'éducation nationale. Le gouvernement a donc le droit et la responsabilité de faire des lois concernant l'éducation nationale en autant qu'il respecte la liberté de conscience. Or, le cours d'Éthique et culture religieuse (ECR) respecte de façon exemplaire tous ces critères. Par conséquent, son caractère obligatoire s'inscrit très bien dans les limites acceptables de la liberté. Il n'y a aucune contradiction avec le concept de liberté.
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Nous l'avons souvent entendu dire, la vérité rend libre. En d'autres mots, c'est en développant nos connaissances que nous permettons à notre liberté de grandir et de s'épanouir. La grande force de libération des peuples repose essentiellement sur l'éducation. Toutes les sociétés ont compris que l'éducation était une responsabilité collective et qu'il était absolument essentiel d'investir argent et personnel dans les programmes nationaux. Le cours national d'ECR se situe au coeur des objectifs visés par notre système d'éducation. Il ouvre grand les horizons en permettant aux enfants de mieux connaître les riches traditions chrétiennes, juives, musulmanes et amérindiennes présentes sur le territoire québécois. Un avantage à souligner avec force: le programme prévoit que tous les enfants québécois et néo-québécois sans exception apprendront à mieux connaître en priorité et en importance la tradition chrétienne, âme de la nation québécoise. On est loin des cris alarmistes et mensongers essayant de faire croire que l'on complote en haut lieu pour faire disparaître nos racines et notre héritage culturel.
Aujourd'hui, les enfants québécois issus de notre monde cosmopolite et pluraliste ne vivent plus séparés par leurs croyances religieuses - d'un côté: écoles ou cours pour les catholiques; de l'autre: écoles ou cours pour toutes les autres religions - mais tous accueillent ensemble l'héritage culturel religieux québécois grâce à un enseignement qui n'a rien d'un endoctrinement religieux. En 2009, personne au Québec n'est favorable à maintenir des «divisions» scolaires fondées sur des croyances religieuses. Le contraire serait scandaleux et dangereux. Félicitons le gouvernement du Québec qui a ouvert avec sagesse pour les générations futures le chemin vers l'établissement d'une véritable harmonie: le vivre «ensemble» par l'ouverture aux autres.
André Beauregard,
Shefford
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