La discrimination fondée sur l'aptitude au travail

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

La Voix de l'Est

Je lisais, cette fin de semaine, un article dans Le Devoir, écrit par Stéphane Baillargeon, concernant la discrimination sur l'aptitude ou non à travailler pour les assistés sociaux («A.S.» ou «B.S.»). Les «A.S.» inaptes au travail, en ce moment, reçoivent plus d'argent que ceux qui sont aptes au travail: 858$ versus 564$ par mois. Tant qu'à moi, c'est normal et correct comme ça. Mais selon Amélie Châteauneuf, porte-parole du front, cette discrimination doit cesser. Ce qui ferait en sorte que les «B.S.» recevraient le même montant que les «A.S.», soit 858 $.

Je ne me ferai pas d'amis ici mais, voyez-vous, je ne suis pas d'accord avec Mme Châteauneuf. Cette distinction faite entre ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas travailler doit demeurer. En ce qui me concerne, seulement ceux qui sont inaptes à contribuer à notre belle société devraient pouvoir recevoir cette aide gouvernementale. Les autres pourraient en recevoir aussi mais seulement sur une période de temps définie, un peu comme l'assurance-chômage.

 

Selon Mme Châteauneuf, les «B.S.», n'arrivent pas à survivre, se loger et se nourrir avec 564 $/mois. C'est vrai que ce n'est pas énorme. J'aimerais cependant que l'on m'explique pourquoi, la journée du chèque, les dépanneurs se font dévaliser de leurs victuailles non essentielles?

Toujours selon Mme Châteauneuf, les «B.S.» aptes au travail sont incapables de répondre aux critères du marché du travail. Certains ont un casier judiciaire, un passé de toxicomane ou une formation déficiente. Bon. Pour la formation, il n'y a rien qui les empêche de retourner à l'école à temps plein. Pour le casier judiciaire, les contrevenants peuvent faire une demande de pardon. Pour le passé de toxicomane, ils ont fait des choix de vie. C'est triste à dire, mais vivre comme un rebelle a des conséquences graves et ils ne peuvent pas dire qu'ils n'ont jamais été prévenus.

Selon les spécialistes, j'avais le profil parfait pour devenir un «B.S.». J'ai eu une vie familiale difficile, une vie scolaire tout aussi difficile. J'ai décroché de l'école avec seulement un secondaire 1 complété, en pleine crise économique au début des années 80. Je pelletais de la merde chez les cultivateurs pour gagner ma vie. Je suis retourné à l'école par les soirs afin de compléter mon secondaire et d'autres formations. Aujourd'hui, à force de travail, je gagne un salaire décent et je contribue à la société au lieu de la parasiter.

Je ne suis pas d'accord avec Mme Châteauneuf. Cette distinction doit demeurer. Si un perdant comme moi a réussi à s'en sortir, je ne vois pas pourquoi les «A.S.» qui sont aptes au travail ne pourraient pas le faire. Les ressources sont là, il suffit de s'en servir. Avec un peu de bonne volonté, on peut réussir. S'ils manquent de volonté, je ne vois pas pourquoi je devrais payer pour les faire vivre.

Marc Poisson, Granby

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer