1. Une compagnie (BPR) crée une autre compagnie ou division (TerrEau) pour investir 42 millions $ dans une usine dont la qualité du terreau n'est pas assurée.
2. Un haut fonctionnaire qui prend sa retraite de la Ville de Granby pour aller travailler chez BPR (à moins que ce soit pour sa division TerrEau?)
3. Une usine qui devrait s'installer sur un terrain adjacent à l'actuelle usine d'épuration des eaux usées de Granby. Quel sera le profit de la vente de ce terrain par la ville?
4. La MRC crée un organisme à but non lucratif (COGEMRHY) pour gérer le dossier des matières résiduelles.
5. La MRC et son COGEMRHY déclarent que la seule obligation financière qui les rattache à l'usine de TerrEau, est celle de trouver des déchets pour avoir au moins 47 000 tonnes et idéalement 94 000 tonnes.
6. Advenant la production d'un terreau de moindre qualité (en bas de la classe B), TerrEau devra envoyer sa production au site d'enfouissement Thibault, payer le transport et l'enfouissement, mais aussi des pénalités à la MRC. De quel ordre seront ces pénalités? Des sommes significatives ou des montants pour la forme?
7. La demande du gouvernement du Québec était de réduire de 60 % le total de nos matières résiduelles, pas de ne plus rien envoyer au site d'enfouissement.
8. La MRC n'a jamais fait mention d'autres méthodes comme l'incinérateur ou la torche au plasma qui existe à Salaberry-de-Valleyfield et qui semble fonctionner. L'usine qui est proposée dans notre MRC n'existe pas au Québec. TerrEau n'a jamais mis sur pied une usine de ce genre. Il est existe une à Sorel-Tracy, construite par la firme Conporec, et elle est actuellement en difficultés financières.
9. Quelqu'un s'est-il posé sérieusement la question à savoir si dans 4 ou 5 ans, cette usine ne fait pas ses frais et doit fermer, quelles seront les conséquences financières pour notre MRC et nos comptes de taxes?
10. Notre MRC a la prétention de devenir un chef de file au Québec dans le traitement de ses matières résiduelles. Pourquoi n'a-t-elle pas négocié l'installation d'une usine pour traiter les sacs de déchets en plastique que l'on doit envoyer en Chine pour le recyclage ou encore pour le styromousse dont la seule usine est en Ontario et dont il coûte trop cher en transport pour envoyer un camion avec ce type de chargement.
11. Quelqu'un a-t-il demandé à la firme Roland Thibault (maintenant Matrec) comment va-t-elle compenser la perte de revenus provenant de l'enfouissement de nos déchets sur son site? Va-t-elle recevoir les déchets des autres MRC?
12. Avez-vous pris connaissance de la hausse envisagée avec cette usine de tricompostage, passant de 145 $ en 2009 à environ 270 $ en 2013 avec la mention par la MRC que de toute manière, il y avait des hausses de coûts à prévoir.
13. Dans ce dossier, on veut nous faire croire à une grande transparence de la part de nos élus. Trop tard pour étudier la torche au plasma, trop tard pour étudier un projet d'incinérateur, trop tard pour l'essai d'une collecte à trois voies. Par contre, ce sont les mêmes élus qui selon certains maires, ont mal géré le dossier de Bromont. Ils sont si pressés par le temps, qu'une seule compagnie est en lice pour construire la future usine. Pourtant, actuellement une seule MRC dans les Bois-Francs a atteint les objectifs du gouvernement et elle n'a pas d'usine de tri-compostage. Mon opinion est que ce dossier nous cache des surprises que malheureusement, nous découvrirons trop tard.
Jean-Guy Gauvin
Granby









