Avec sa Loi 42 sur la gestion des GES, adoptée le 18 juin dernier, le Québec entre dans une nouvelle ère, en ce début de siècle. Il faudra dorénavant que les villes et les entreprises réduisent leurs émissions de GES et repensent leur consommation d'énergie.
Le plus sage est de faire tôt pour acquérir des points sur le marché du carbone. La ville de Granby entre déjà progressivement dans cette nouvelle tendance. Il y a trois ans, je demandais au cégep et à la Ville de rendre le transport en commun urbain gratuit pour ses étudiants. Cet automne, cela se fera. De plus, les transports collectifs ruraux partant de Waterloo et, possiblement aussi de Brome-Missisquoi, y conduiront travailleurs et étudiants à Granby. Le covoiturage est promu au cégep depuis un certain temps. Moins de véhicules individuels seront donc dans l'obligation de venir régulièrement à Granby. De nouvelles habitudes de déplacement se créent chez les jeunes. L'avenir urbain sera autre qu'au siècle précédent.
La stratégie pour éviter tout transport quotidien récurrent est celle de demeurer près de son travail et des services. Quoi de mieux que d'habiter au centre-ville même, de privilégier la marche et le vélo pour se garder en santé? Voilà une façon sage de mieux balancer son budget si on est à faible revenu, surtout si avoir une automobile dépasse ses moyens. On peut aussi renoncer par choix à l'auto, opter pour le transport en commun. Une densification du centre-ville par des citoyens nouveau genre est donc en vue.
Luce S. Bérard
Granby









