Fréquentez-vous les cafés?

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

 

France Arbour
La Voix de l'Est

Il y a plus de 50 ans s'établissait à Granby un petit café, avec quelques chaises au comptoir, où l'on pouvait siroter un expresso. Il s'agit de Chez Plumet. C'était en haut de la rue Principale. Fréquenté pour la pâtisserie et la cuisine, car très peu de gens buvaient l'expresso. C'était trop fort, ça devait énerver les gens.

La deuxième machine fut à la boîte à chansons O Bar À Tin. Là encore, la divine boisson n'était pas la favorite. Café ordinaire. J'avais connu l'expresso à Montréal, pendant mes études, autant au défunt Pampam, rue Stanley qu'au Café Italia, toujours installé rue St-Laurent. Mais depuis quelques années, les goût ont changé et voilà que Granby a vu germer de nombreux cafés: La Brûlerie, Le Saint-Michel, Presse-Café, Mme Hortense, Délices d'Elliott, Avril, Tartes et Clafoutis, le Globe, Bocca, Van Houtte et si j'en oublie, excusez-moi.

 

Mais en jetant un regard autour de moi, je vois souvent que ce n'est pas encore l'expresso qui domine, c'est le velouté, le corsé, l'aromatisé, et quelques-uns osent le café latte. Saviez-vous que l'expresso ne contient que le quart de caféine et fait moins de tort qu'une tasse de café «ordinaire» ou «américain»? C'est prouvé. Le thé contient aussi beaucoup de caféine. Les Anglais qui en ingurgitent à foison sont pourtant très flegmatiques. Non, l'énervement vient peut-être du contact avec nos semblables, des heures que nous consacrons au magasinage, à la vitesse que nous nous imposons de plus en plus, à toutes ces communications futiles avec l'ordinateur, le téléphone, le Ipod, gadgets pour gens qui se précipitent partout et ne prennent plus le vrai temps de vivre.

S'asseoir avec des amis, siroter un verre de vin, quelques bouchées, un bon café (pour moi c'est l'expresso), un thé ou une tisane (menthe poivrée, c'est suave pour les papilles gustatives) et partager des récits de voyages, des projets et même des balivernes. Ça vaut plusieurs séances chez le psy.

Prenez cet été, qui s'annonce pluvieux comme l'an dernier, la résolution de fréquenter des amis, chez vous et au café. Flâner une heure avec une personne de votre choix, c'est agréable.

N'oubliez jamais le parcomètre, car la Ville se dépêcherait de vous offrir un joli papillon. Il y a encore peu de terrasses dans la rue Principale, comme si la vue d'un buveur de café gênerait le passage du peu de gens qui fréquentent notre centre-ville. À Paris, à Prague, à Florence, à Copenhague, à Madrid, les gens sont assis dehors en toutes saisons car ils ont trouvé le moyen de s'y réchauffer le corps, le coeur et le mental en bonne compagnie (un copain, un livre, un journal, une gâterie, un café).

Nos cafés granbyens s'échelonnent du bord de la rivière, puis tout le long de notre principale rue, jusqu'à quelques pas de celle-ci, pas très loin de nos Galeries. Si vous me croisez un jour, dans un de ces cafés, dites-moi bonjour et si je suis seule, venez me dire ce que vous aimeriez lire dans mes chroniques. J'aime écrire mais je préfère placoter en bonne compagnie. Souhaitons-nous du soleil au dehors et au dedans.

L'auteure, artiste multidisciplinaire, est résidante de Granby.

 

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer