Pour un avenir équitable et éco-énergétique du centre-ville, il ne faut pas que créer des lieux coûteux de logements, mais encore restaurer et construire des résidences à loyer abordable. La Ville de Toronto a raté sa densification résidentielle avec sa spéculation foncière excessive et ses tours d'habitation de 30 étages, empilant les citoyens au centre-ville.
Les villes régionales ont-elles plus de marge de manoeuvre pour réaliser cette densification en éco-équilibre?
Puissent les candidats au poste de maire ou de conseillers aux prochaines élections de novembre, avoir une vision renouvelée du centre-ville. Le stationnement à étage perpétue le culte de l'automobile. La nouvelle tendance est au transport en commun personnalisé, au taxi-bus, à l'accessibilité universelle des lieux publics et privés, à la rénovation domiciliaire pour en accroître la visitabilité, aux loyers à prix abordable et à l'efficacité énergétique, aux toits verts, aux jardins urbains, voire à une certification LEED par quartier. La nouvelle bâtisse de la Caisse Desjardins, coin Laval et Principale, est déjà dans cette tendance LEED.
La Ville devrait de plus parfaire sa ceinture verte, outil garant de points carbone. Il est stratégique de se doter ça et là d'espaces verts, tels des havres de verdure, d'utiles poumons anti-pollution, des écrans anti-bruit, des îlots protégeant la biodiversité comme des aires naturelles climatisant les hausses de température urbaines à venir avec le réchauffement climatique.
Dans quelque temps, aura-t-on la fierté de voir Granby désignée ville modèle pour son centre-ville densifiant sa population, dans le respect de l'écologie, de l'équité pour tous, au profit d'une vie sociale et culturelle stimulante?
Luce S. Bérard
Granby









