La raison? Un seul intrus, mais de taille: la flotte, encore et toujours cette fichue pluie qui nous mine le moral depuis le début de ce pseudo été, heureusement revenu cette semaine.
Un autre manque de taille fut la maigre participation des citoyens. Un concitoyen de Shefford disait: «Mais où ils sont les Granbyens? Les impers et parapluies, y connaissent pas ça? Frileux, moumounes, pas sorteux, quand même on leur paye la traite avec de super bons shows comme ceux-là, ils rechignent encore et préfèrent rester collés à l'ordi ou devant la télé... Ça fait pitié!»
Lyne Laliberté dans La Voix de l'Est de jeudi dernier a très joliment décrit l'ambiance de la fête et déplorait elle aussi le manque d'implication des citoyens.
Ça doit encore et toujours, comme la crise économique, le chômage, la fonte de la banquise et le réchauffement climatique tant qu'à y être, être la faute au maire Goulet!
Blagues à part, mais comme nous le rappelaient mercredi passé Zachary Richard et Desjardins au concert de l'Action boréale: «La démocratie ne fonctionne que si on y participe, pareil pour la défense de la nature qui nous appartient, à laquelle nous appartenons tous». Une cause qui, tout de même, touche les citoyens d'ici aussi, comme on l'a vu au référendum du 1er avril 2007.
D'ici deux semaines, ce sera la fin du dépôt des dossiers de candidatures pour les élections municipales et il est temps qu'effectivement, plus de femmes et de jeunes personnes motivées apportent leur contribution à un monde en changement, car c'est localement qu'on a le plus de poids.
Cela dit, pour l'essentiel, hormis le choix bancal du tri-compostage, à les voir aller depuis un ou deux mandats, j'apprécie le travail des maires suivants, particulièrement de mes favoris: M. Beauregard de St-Joachim, M. Sarrazin de Ste-Cécile, notre cher Yves Gosselin de Shefford, et bien sûr votre vaillant, sage et zélé M. Goulet, qui devrait avoir une nouvelle chance de compléter le revampage nécessaire de Granby!
Cela dit, je ne suis pas sûre que les femmes en lice pour l'instant, ni Mme Quinlan de Bromont, qui se démène pour quitter la Haute-Yamaska, apportent quoi que ce soit de rafraîchissant. M. Bonin, par contre, va apporter du nerf dans le débat, en espérant qu'il ne soit pas mandaté par l'ex-clique du NON, comme peut-être maître Gaudet hyper-médiatisé grâce au dossier «Sus au bruit le dimanche». Remarquable d'ailleurs de constater qu'à la tribune de Radio-Canada, la majorité appuyait M. Goulet alors que, dans Le Journal de Montréal, la population balançait contre le règlement. Moi-même, en tant que chrétienne de coeur mais pas formaliste, je suis pour, car comme le Seigneur, je crois que le septième jour au moins doit être destiné au repos, à la détente et pourquoi pas, à la gratitude, prière ou pas...
Pour finir: à ceux de mes amis et sympathisants qui me demandent pour la énième fois pourquoi je ne me présente pas, je réponds: trop occupée, trop sensible, trop susceptible, trop impulsive, trop passionnée, trop pauvre et même après 30 ans ici, encore trop étrangère pour avoir des chances d'être élue conseillère...
Anny Schneider citoyenne librement impliquée
Shefford









