Quelqu'un s'empresse de dire qu'il veut maigrir, ouais, c'est facile tenir cela, surtout si l'on est un tant soit peu gourmand ou gourmet.
L'autre veut faire plus de sport, mais c'est du sport de salon, genre télé. Oui, d'autres auront le courage du ski, de la raquette, voire même de la natation. Mais la saison sera-t-elle là pour vous aider à garder contact avec la nature? Même le jogging et la marche sont difficiles par temps glacial ou pluvieux.
Un autre voudrait apprendre une langue seconde, exemple l'espagnol. Avez-vous pris note du verbe «vouloir» au conditionnel? C'est déjà admettre que cela ne se fera pas. Il ne faut pas user des verbes au temps du conditionnel pour faire quelque chose. Il faut être dans le présent ou du moins un futur ferme.
Plusieurs disent qu'ils vont arrêter de fumer. Il faut être très volontaire pour y arriver, car on sait que la nicotine a déposé au fil des ans une pellicule très fine qui drogue lentement l'individu et l'incite à accompagner le café ou la sortie sociale avec la dite fumée.
Il y a cette autre personne qui rêve de modérer sur l'alcool sachant qu'elle cause des dégâts à sa santé car chez elle il y a de l'abus. À moins d'une volonté de fer, ce sera difficile à surmonter.
Et quinze jours après les dites résolutions, la grande majorité a relégué aux oubliettes le manger, le boire, le sport, la langue seconde, etc.
Il faut s'engager, au jour le jour, à faire de petits efforts pour améliorer sa vie sociale, sa santé, son intelligence. Chaque matin, prendre une résolution. C'est simple, c'est sincère et c'est réalisable. Bon, d'abord, se lever du bon pied et chercher dès la première heure à être agréable à soi et aux autres.
Exemple: emprunter une méthode d'espagnol à la bibliothèque et essayer pendant quinze jours à faire trente minutes de lecture, exercice et ainsi vous serez à même de constater si vous aimez cette langue et vous pourrez alors vous inscrire aux cours du cégep.
Exemple: dans votre paquet de cigarettes, ne laissez que trois cigarettes. Une le matin, une l'après-midi, la dernière pour l'après-souper. Je n'ai fumé dans ma vie qu'une semaine et ayant trouvé que cela altérait le goût des oranges, bananes et cie, j'ai vite abandonné. Je voulais être comme tout le monde, mais j'ai vite réalisé que je voulais devenir originale. Donc, je n'ai pas de mérite à oublier la «boucane».
Quant à l'alcool, je crois que j'ai été très enivrée qu'une seule fois et je n'aime pas perdre le contrôle de mes actes, donc, je bois modérément.
J'ai l'air et la chanson de me citer en exemple alors que je devrais m'enrôler dans un cercle de «gros mangeurs anonymes» ou d'aérobie pour personnes à mobilité réduite. On a tous des défauts qu'on aimerait perdre mais il paraît qu'on a aussi les qualités de nos défauts. C'est probablement un paresseux qui a énoncé une telle phrase.
J'ai lu quelque part que «les résolutions sont comme les anguilles, on les prend aisément, mais il est difficile de les tenir.»
Quelles que soient les vôtres, je vous souhaite de les tenir, mais je veux surtout que l'année 2010 soit, pour vous, pleine de santé, de soleil, de mille petites joies, de travail rémunérateur et agréable, de sorties culturelles, de paix, de tendresse, de chansons, de fleurs, de belles rencontres et de tout ce que votre coeur désire.
L'auteure, artiste multidisciplinaire, est résidante de Granby








