Les bonnardelleries

La Voix de l'Est

Il est malheureux de constater qu'un journaliste québécois puisse utiliser les faiblesses langagières de ses concitoyens pour démontrer leurs dérapages lorsqu'ils interviennent à l'Assemblée nationale. Il est vrai que notre député n'est pas un rhéteur pour pouvoir discuter à l'Assemblée nationale des divers sujets qui sont présentés à la queue leu leu. François Bonnardel fait son possible et nous l'aimons comme ça.

Par ailleurs, si notre supposé journaliste peut être cruel envers nos députés, peu importe leur allégeance, il devrait prendre comme cible tous les membres de l'Assemblée nationale qui disent des demi-vérités, qui faussent la vérité ou tout simplement qui avancent divers mensonges. S'il y avait une amélioration à ce sujet, nous nous porterions beaucoup mieux.

 

Rappelez-vous, lors de la dernière élection, la ministre des Finances du temps clamait haut et fort qu'elle avait deux ou trois milliards en réserve dans sa célèbre sacoche. Sa sacoche n'était pas simplement vide, mais elle était déficitaire comme il fut démontré par la suite. Vous rappelez-vous aussi que le premier ministre déniait toute perte à la caisse de dépôt et placement du Québec. Dénier une vérité, pour moi, équivaut à mentir, surtout lorsqu'on connaît la vérité.

Si vous aviez entendu un ancien ministre de la région de Sherbrooke, ancien recteur d'une université, faire un discours pour excuser une de ses décisions, vous seriez encore à essayer de comprendre ce qu'il avait dit. Au moins avec notre député, si nous lisons ce qu'il a dit textuellement, nous le comprenons.

Maurice Joseph

Shefford

 

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