Si l'on en croit le chercheur, les épisodes d'apparition d'algues bleues iront en s'empirant si rien n'est fait pour régler le problème à sa source, sit en limitant l'écoulement de phosphore dans les cours d'eau.
« La situation va continuer de se dégrader , même si dans le cas du bassin versant de la rivière Yamaska qui est déjà exploité à son maximum, je ne vois pas comment la situation pourrait être pire », a-t-il répondu lorsque questionné par le député de Shefford, François Bonnardel, sur l'évolution probable de la problématique des algues bleues dans ce secteur.
Habitudes de consommation
Selon le spécialiste, la société devra faire un choix entre conserver ses habitudes de consommation actuelles et continuer à voir la qualité de l'eau des lacs se dégrader ou opérer un changement profond impliquant une réduction de la surproduction porcine destinée à l'exportation, la réduction du rendement à l'hectare de certains cultures et l'augmentation du prix de certains aliments tel que le maïs.
« L'agriculture, c'est essentiel, dit-il. Sans elle on ne survivrait pas. Ce n'est pas l'agriculture en tant que tel qu'il faut accuser, mais plutôt certaines façons de faire qui sont à bannir. C'est le phosphore qui est la cause de l'eutrophisation des lacs. Il faut le réduire à la source et cesser de tenter des soi-disant solutions miracle dans les lacs. »
Des représentants de l'Union des producteurs agricoles prendront également la parole un peu plus tard cet après-midi tout comme des membres de l'association Renaissance Lac-Brome.
Plus de détails dans La Voix de l'Est de mercredi.










