La DPJ, une menace inapplicable

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La DPJ, une menace inapplicable

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Hier, Diane Gagné, Pierre Yves Gagné et Linda Foisy disaient dans nos pages que l'école secondaire J.-H.-Leclerc allait trop loin en les menaçant d'effectuer un singlamenent à la DPJ.

archives La Voix de l'Est

Cynthia St-Hilaire
La Voix de l'Est

(Granby) Les parents qui retirent leur enfant du cours d'éthique et culture religieuse peuvent le faire sans craindre que la Direction de la protection de la jeunesse intervienne. Manquer un cours ne justifie pas un signalement à la DPJ, selon Francine Gosselin, porte-parole du Centre jeunesse de la Montérégie.

«Quand il y a un signalement, le rôle de la DPJ est d'évaluer si le développement de l'enfant est compromis, souligne Mme Gosselin. Manquer le cours d'éthique et culture religieuse, je ne pense pas que ça nuise à son développement. Ce n'est pas un signalement qui serait retenu.»

 

Hier, La Voix de l'Est a acheminé à Mme Gosselin la lettre envoyée à sept familles par l'école secondaire J.-H.-Leclerc de Granby. La directrice de l'établissement, Liette Béchard, indique qu'après douze absences, une signalement peut être fait à la DPJ.

La porte-parole du Centre jeunesse de la Montérégie a aussi jeté un oeil à la lettre rédigée par l'école secondaire Paul-Germain-Ostiguy de Saint-Césaire. «(...) Si votre enfant persiste à ne pas assister au cours d'éthique et culture religieuse, je devrai signaler son absence à la DPJ avec les conséquences qui en découleront», écrit le directeur Paul André Boudreau.

Francine Gosselin insiste: «manquer un cours ne compromet pas le développement.» D'autant plus que la réussite du cours d'éthique et culture religieuse n'est pas nécessaire pour obtenir son diplôme d'études secondaires.

Pour qu'un signalement soit retenu par la DPJ, il faudrait que l'enfant ne fréquente pas l'école. «Si l'enfant n'a accès à aucune formation académique, son développement est compromis», relève Francine Gosselin.

 

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