Le candidat péquiste aux élections de 2007 dans Shefford, Paul Sarrazin, confirme qu'il ne sera pas de la prochaine campagne électorale. Au dernier scrutin, M. Sarrazin avait terminé au troisième rang avec 23,48 % des voix.
«J'ai déjà annoncé mes couleurs. Je vais passer mon tour pour cette fois, affirme celui qui est à la fois maire de Sainte-Cécile-de-Milton et préfet de la Haute-Yamaska. Il y a trop de beaux gros dossiers à la MRC. Sans compter que 2009 sera une année d'élections municipales.»
Il ne cache pas, cependant, que la politique provinciale demeure dans sa mire. «Je ne ferme pas la porte. Loin de là. Mais certains rendez-vous arrivent au bon moment, d'autres moins.»
Même sans Paul Sarrazin, l'organisation du Parti québécois dans Shefford se dit prête à faire face à la musique. «On s'est fait un comité. On a une belle équipe, un beau noyau assez fort. On a été marrainés par la députée Marie Malavoy. On va être prêts», assure la présidente du PQ de Shefford, Stéphanie Brunelle.
Celle-ci affirme que trois ou quatre personnes de la circonscription ont déjà manifesté leur intérêt à porter les couleurs du PQ au prochain suffrage. Elle n'a toutefois pas précisé de qui il s'agissait.
Sans surprise, le député adéquiste François Bonnardel a confirmé qu'il se lancera à nouveau dans la mêlée, si mêlée il y a. «Je serai là pour les citoyens aussi longtemps qu'ils voudront de moi», a-t-il affirmé hier.
L'idée de retourner en élections ne lui sourit pas du tout, cependant. «Je déplore ce jeu de coulisses qui s'est fait ces dernières semaines au détriment de l'économie en général. Dépenser 100 millions $ pour des intérêts partisans, ça n'a pas de bon sens.»
Mais le politicien affirme lui aussi qu'il sera prêt. «En situation de gouvernement minoritaire, on se prépare toujours à cette éventualité.» D'autant plus, dit-il, que le noyau adéquiste demeure solide dans Shefford.
Celui qui agit aujourd'hui comme whip de son parti avait obtenu 42,11 % des votes, avec une majorité de 5746 voix sur son plus proche adversaire, Bernard Brodeur, qui avait dû se contenter de 27,57 % des votes.
L'ancien député libéral de Shefford, devenu vigneron depuis sa défaite, a déclaré, pas plus tard que samedi, qu'il ne fermait pas la porte à un éventuel retour en politique. Il a néanmoins précisé vouloir «vivre pleinement la réalisation de son rêve», c'est-à-dire l'exploitation de son vignoble Côte des Limousins, inauguré le week-end dernier.
Alors, reviendra, reviendra pas? Pas moyen de le savoir pour l'instant. Sa conjointe, Chantal Gareau, a informé La Voix de l'Est que tant et aussi longtemps que M. Brodeur était membre de la Commission des affaires municipales du Québec, il n'avait droit à aucun commentaire politique. «La décision va se prendre quand cela s'imposera», a simplement laissé tomber Mme Gareau.
Dans Brome-Missisquoi
Du côté de Brome-Missisquoi par contre, les acteurs de la prochaine campagne pourraient à toutes fins pratiques être les mêmes qu'en mars 2007.
Véritable institution dans la circonscription, le député libéral Pierre Paradis devrait être à nouveau sur les rangs, bien qu'il n'ait pas été possible d'obtenir de confirmation officielle de sa part, hier.
L'adéquiste Jean L'Écuyer laisse pour sa part entendre qu'il pourrait poser sa candidature sous peu. «Ce n'est pas encore réglé; j'attends certaines vérifications. Mais c'est quelque chose qui m'intéresse», lance-t-il. M. L'Écuyer est demeuré très actif au sein du parti et du milieu au cours de la dernière année et demie. Il est actuellement vice-président de l'Action démocratique du Québec.
Le soir du dernier scrutin, le candidat avait talonné Pierre Paradis, lui concédant 2921 voix au final.
Quant au péquiste Richard Leclerc, qui avait récolté 20,34 % des suffrages à l'époque, il porte à nouveau le chapeau de candidat du PQ depuis le 30 mai dernier. En se présentant pour une seconde fois consécutive, il assure avoir déjà «des acquis».
«Une bonne partie de mon équipe (affiliée au Bloc québécois) sort tout juste d'une élection fédérale. Ils m'ont confirmé leur présence. Notre première réunion a lieu ce soir (hier)!»











