Cet élément sera au coeur de l'investigation menée par la coroner Catherine Rudel-Tessier. Elle devra comprendre pourquoi les occupants n'ont pas réussi à évacuer la maison du chemin Frizzle avant que le brasier ne s'y propage.
«Pour l'instant, je crois que le système, qui était relié à une centrale d'alarme, n'a pas fonctionné», avance prudemment la coroner. Si cette hypothèse s'avère, elle devra expliquer pourquoi le système n'a pas alerté le père et ses deux enfants.
Dans le cas contraire, si le système a fait son travail, la coroner tentera de comprendre pourquoi les occupants n'ont pas entendu le signal de l'alarme incendie et ont évacué tardivement la résidence.
Rappelons que Hugues Nadeau s'est réveillé dans la nuit de mardi à mercredi dernier alors que sa maison était remplie de fumée. Il a réussi à sortir son fils de cinq ans in extremis de la résidence familiale.
Lorsqu'il est revenu pour aller chercher sa fille, les flammes avaient envahi toute la demeure. Il a brisé la fenêtre de sa chambre pour la secourir, mais sans succès. Le corps de la fillette a été découvert dans les décombres quelques heures après l'incendie.
Fiche dentaire et ADN
La fillette d'origine asiatique a été adoptée, ce qui rend impossible une comparaison d'ADN avec ses parents pour une identification formelle. Devant cette situation, les médecins légistes fondent leur espoir sur une comparaison dentaire.
«L'enfant est allée une fois chez le dentiste. L'odonlogiste va voir s'il est capable d'établir une concordance entre les notes du dentiste et les dents du cadavre», explique la coroner Rudel-Tessier.
Les résultats devraient être connus demain. S'ils s'avèrent insuffisants pour identifier le cadavre présumé de la fillette, les pathologistes devront utiliser une autre méthode d'identification par ADN.
Des objets appartenant à la petite Marie-Gabrielle Nadeau ont été récupérés par les policiers à l'école primaire de Lac-Brome qu'elle fréquentait. Ceux-ci contiendraient de la salive et des cheveux appartenant à l'enfant.
Le laboratoire de science judiciaire et de médecine légale se chargera d'effectuer des comparaisons entre les objets et le corps de la fillette.











