Selon le président du conseil d'administration de l'organisme qui est propriétaire de l'ancien couvent, les travaux de réfection de la structure de plus de 150 ans se sont révélés plus complexes que prévu. «Quand on veut rénover des vieux bâtiments, on a souvent de grosses surprises. Au moment de soulever la toiture, les entrepreneurs ont découvert un autre toit en dessous», explique le président du c.a. de la CoopAQ, Éric Lafontaine.
Cette découverte a fait grimper les coûts de réfection du toit à 90 000 $. «On a essayé de voir si on pouvait avoir des investissements supplémentaires auprès de la Caisse d'économie solidaire, mais ils ont refusé parce qu'ils ont resserré leurs critères à cause de la récession.»
La Ville a aussi refusé de bonifier son montant. «Les travaux n'ont pas eu lieu et c'est pour ça qu'on a demandé d'être remboursés en janvier 2009», a brièvement expliqué le directeur général de la Ville, Raynald Castonguay, qui a laissé entendre qu'il y avait plusieurs éléments «confidentiels» dans ce dossier.
Selon l'entente initiale, le prêt, consenti en 2007, devait être remboursé à raison de 4000 $ par année à compter de 2008. Ce n'est toutefois qu'en janvier dernier qu'un premier versement de 500 $ a eu lieu.
«Quand on a su qu'on ne pourrait pas avoir d'investissements supplémentaires, je suis retourné à la Ville et il y a eu une entente pour que l'on rembourse 500 $ par mois», dit-il. «Ce qu'on aurait souhaité, c'est que la Ville ne nous demande pas de rembourser et qu'elle convertisse le prêt en un don», poursuit M. Lafontaine.
La CoopAQ a toutefois utilisé une partie du prêt pour effectuer divers travaux et alimenter son fonds de roulement. «Il y a un paquet de travaux à faire ici», souligne M. Lafontaine.
Sauf pour quelques exceptions, la loi interdit aux municipalités d'octroyer une aide aux industries et aux commerces. La CoopAQ est une entreprise d'économie sociale dont les membres sont des travailleurs autonomes, des entreprises et des OSBL.
M. Lafontaine souligne que la mission de la CoopAQ c'est de «redonner une deuxième vie» au bâtiment, qui nécessite des investissements d'environ 1 million, estime M. Lafontaine. Déjà, 500 000 $, en subventions gouvernementales, principalement, ont été investis.











