L'attachée de presse de la ministre, Louise Quintin, a assuré que la date de la conférence de presse n'était pas encore arrêtée. «Une réponse sera rendue incessamment», s'est-elle contentée de dire, refusant de donner plus de détails.
Le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin, ne s'emballe pas. Le maire de Sainte-Cécile-de-Milton croira que la ministre a pris une décision lorsqu'elle l'appellera pour le lui dire. «Des rumeurs, ça fait trois ans que j'en entends, a-t-il lancé. La ministre a mon numéro de téléphone. Pour l'instant, je n'ai pas eu de coup de fil.»
La Ville de Bromont réclame depuis février 2006 de quitter la MRC de la Haute-Yamaska pour joindre celle de Brome-Missisquoi.
Rencontres
Le 3 février, le préfet a reçu la visite du sous-ministre adjoint de Nathalie Normandeau. «Je pense que la ministre lui a donné une commande, mentionne Paul Sarrazin. Nous avons discuté du dossier. Depuis, je n'ai pas eu de nouvelles.»
Le sous-ministre a aussi rencontré le maire de Granby, Richard Goulet, le préfet de la MRC de Brome-Missisquoi, Arthur Fauteux et la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan.
«Le sous-ministre nous a dit que le dossier était sur le point d'être réglé», soutient Mme Quinlan, qui a logé un appel au MAMR, hier matin, afin de savoir quand une réponse lui serait rendue. La mairesse n'avait toujours pas eu de confirmation au moment de l'entrevue téléphonique avec La Voix de l'Est.
Richard Goulet a quant à lui fait savoir que le sous-ministre lui avait révélé la date possible où l'annonce officielle pourrait être faite. «C'est une date approximative, dit-il. Je ne peux pas la répéter. Mais je peux vous dire que ce n'est pas à longue échéance.»
Le sous-ministre lui a mentionné qu'il devait rédiger le rapport de ses rencontres du 3 février et le déposer à la ministre pour l'aider à prendre une décision.
Le maire de Granby ignore la réponse que livrera la ministre Normandeau. «Mais je ne vois pas de raison que ce soit autre chose que le statu quo, confie-t-il. Si la réponse est autre, la ministre aura des explications à donner. J'accepterai cette décision si l'intégralité du territoire de Granby est intacte.»
Le maire de Cowansville, Arthur Fauteux, n'a pas voulu discuter de sa rencontre avec le sous-ministre. «Je ne suis pas en mesure de commenter, a-t-il affirmé. C'est une réflexion très privée.» Quand la ministre rendra-t-elle sa décision? «J'en ai une idée, mais je ne peux pas la partager», dit-il. Avez-vous reçu un appel de la ministre récemment? «Non», lance-t-il.
En trois ans, cette visite du sous-ministre était la première, confirment Arthur Fauteux et Paul Sarrazin.











