«Envoyez maintenant votre demande», a lancé Christian Ouellet, député fédéral de Brome-Missisquoi, dans un point de presse où M. Laframboise et Robert Vincent, député de Shefford, l'accompagnaient.
Les trois hommes ont rencontré les élus municipaux, hier matin, à l'hôtel de ville de Saint-Alphonse-de-Granby. Une soixantaine de personnes étaient présentes.
Mario Laframboise a rappelé aux maires que le fédéral avait débloqué 990 M $ sur deux ans pour des projets d'infrastructures au Québec. La région est la on-zième que visite le porte-parole du député d'Argenteuil-Papineau-Mirabel pour annoncer l'existence de ces sommes. «Le fédéral voudrait qu'il y ait des pelletées de terre ce printemps», souligne-t-il.
Seule ombre au tableau: Québec et Ottawa n'ont pas encore signé d'entente sur la façon de dépenser cet argent. Un passage obligé si Québec veut obtenir sa part du gâteau.
«Une entente-cadre spécifiant les grands paramètres a été signée cet automne, mentionne le député provincial de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, joint en fin d'avant-midi hier. Maintenant, ça en prend une pour les modalités. Stephen Harper et Jean Charest forcent pour que ça se signe.»
Pourquoi la signature traîne si la volonté politique y est? «C'est une bonne question, où est le problème alors que tout le monde s'entend pour que ça bouge?» a soulevé Pierre Paradis.
Même sans cette entente, Mario Laframboise suggère aux villes de présenter leurs demandes. Ainsi, dès que l'entente sera conclue, l'étude de leur projet se fera plus rapidement. «Vaut mieux plus tôt que trop tard», insiste le député.
Christian Ouellet a énuméré l'installation d'un réseau d'aqueduc à Notre-Dame-de-Stanbridge, la construction d'un musée à Stukely et le développement d'un centre d'art à Sutton comme des exemples de projets qui pourraient obtenir un financement du fédéral.
Dans Shefford, le bloquiste Robert Vincent a parlé d'une troisième glace à l'aréna de Granby.











