La Voix de l'Est annonçait, il y a deux semaines, que les élèves de l'école primaire Saint-Michel à Rougemont pratiquaient le hockey-lecture. L'orthopédagogue de l'école, Ruth Audet, relevait avoir reçu la formation pour ce jeu d'une collègue de la commission scolaire des Patriotes.
La Sheffordoise, Manon Langevin, est cette collègue. L'orthopédagogue à la commission scolaire des Patriotes a créé le hockey-lecture avec son mari, Marc Biron, un enseignant en éducation physique au cégep de Granby. «Je voulais aider les garçons à mieux réussir et pour ça, je me disais qu'il fallait qu'ils bougent, explique Mme Langevin. Et je pensais beaucoup aux enfants en difficulté. Souvent, le système de lecture dans les classes n'est pas adapté pour eux.»
Le principe du hockey-lecture? Chaque classe est divisée en quatre équipes qui s'affrontent toutes les deux semaines. Pour se préparer, les jeunes doivent lire un texte et formuler des questions qu'ils poseront à leurs adversaires. Histoire de joindre l'utile à l'agréable, les élèves tiennent en mains un bâton d'hockey et s'échangent une rondelle.
Manon Langevin a démarré le hockey-lecture à l'école primaire l'Aquarelle à Mont Saint-Hilaire à l'automne 2007. Depuis, cinq autres écoles de la commission scolaire des Patriotes, son employeur, ont adhéré au programme ainsi qu'une école de Brossard.
À l'Aquarelle, le projet est à l'essai pour trois ans. «On essaie trois ans, et après on va voir si la motivation est toujours-là», mentionne l'orthopédagogue qui offre des formations aux écoles intéressées à s'adonner au hockey-lecture.
Jusqu'à présent, Mme Langevin se dit satisfaite des résultats. «Ça développe l'esprit d'équipe. Les élèves en difficulté sont au même niveau que tous les autres, observe-t-elle. Enfin, ils ont leur place. Si l'équipe gagne, eux aussi ils ont une médaille.»











