Sarrazin et Goulet déçus

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Sarrazin et Goulet déçus

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Le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin et le maire de Granby, Richard Goulet, sont déçus.

photo Alain Dion

CYNTHIA ST-HILAIRE
La Voix de l'Est

(Bromont) Le départ de Bromont fera mal financièrement à la MRC de la Haute-Yamaska, avoue le préfet Paul Sarrazin. La MRC aura 500 000 $ de moins, chaque année, pour boucler son budget.

«Il y aura un impact financier, c'est clair, lance M. Sarrazin. Bromont représente une richesse foncière de plus d'un milliard de dollars. On tombe avec un joueur de moins autour de la table.»

 

La déception est ce que ressentait le préfet, hier après-midi. «C'est un jour triste», a-t-il confié. M. Sarrazin ne comprend pourquoi la ministre Nathalie Normandeau a défait un modèle qui fonctionnait. «Il y a 40 ans d'histoire entre Granby et Bromont», note-t-il.

Paul Sarrazin a l'impression de retourner trois ans en arrière alors que les discussions du départ de Bromont s'amorçaient. «On doit se rasseoir pour négocier. Ce n'est pas nous qui avons quitté le navire des discussions, déplore-t-il. Le 1er janvier 2010, je crois que c'est un délai utopique pour que tout soit réglé.» D'autant plus que 2009 est une année d'élections municipales, fait-il remarquer.

Le préfet croit que la ministre a ouvert une boîte de Pandore en permettant à Bromont de changer de MRC. «Je pense que si d'autres municipalités veulent changer de MRC, elles connaissent la recette, maintenant», affirme-t-il.

Paul Sarrazin a aussi décrié, hier, l'attitude de la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, qui n'a cessé de lancer des attaques à l'endroit de la MRC de la Haute-Yamaska au cours de la dernière année. «Elle n'a pas agi de la bonne façon», plaide-t-il.

Une affirmation qu'appuie la ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT). «Je ne cautionne aucun comportement qui fait que quelqu'un s'exclut soi-même de la table des maires, a-t-elle mentionné en conférence de presse. Il y a des règles à respecter.»

Le maire de Granby, Richard Goulet, a également déploré que la ministre ait consenti à la demande de Bromont malgré l'attitude de la mairesse. «Elle a traité le maire de Granby d'arrogant et de tous les péchés de ce monde, rappelle-t-il. Mme Quinlan n'a pas arrêté de piquer tout le monde. Moi et M. Sarrazin, nous n'avons jamais alimenté le feu avec de l'huile.»

M. Goulet dit respecter la décision de la ministre. Mais il ne l'endosse pas. «Je pense que la meilleure formule, on l'avait, affirme-t-il. Je crois toujours que le statu quo était la meilleure réponse.»

Le maire de Granby ne le cache pas, il est étonné de la décision de Mme Normandeau. Et pour M. Goulet, beaucoup de discussions, surtout financières, restent à venir avant que Bromont quitte pour la MRC de Brome-Missisquoi. «Bromont a beaucoup à faire pour que ça se réalise, lance-t-il. La Ville doit d'abord payer sa quote-part. Et croyez-moi, il n'y a pas un cent d'escompte qui va se donner.»

Fauteux se réjouit

Le préfet de Brome-Missisquoi, Arthur Fauteux, a accueilli avec plus d'enthousiasme la nouvelle. «Pour nous, Bromont représente une richesse foncière intéressante. Bromont voyage bien internationalement, énumère le maire de Cowansville. Mais on ne claironne pas, on sait qu'on a le beau rôle.»

 

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