Au programme: son interprétation de Me and Bobby McGee et Ordinary Man dans la langue de Shakespeare, de même que J'taime tout court et Nous serons six milliards dans celle de Molière. À cela s'ajouteront quelques morceaux en italien, sa langue maternelle, comme Bambolina. Le tout sera entrecoupé de ses fameux «monologues», des clins d'oeil humoristiques entre ses pièces, qui nous feront connaître une autre facette de son art.
Pour Nicola Ciccone, qui est né et qui vit dans la Petite Italie à Montréal, il était tout naturel d'embrasser la langue de ses deux parents pour écrire des chansons et les interpréter. «L'italien fait partie de mon bagage culturel et représente mes origines», explique l'auteur-compositeur polyglotte.
Son plus beau souvenir rattaché à la culture italienne? «Quand j'étais petit, j'allais à l'école italienne tous les samedis. Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est la musique. J'écoute beaucoup de musique italienne, comme du rock et du rap. Pas juste les mêmes «tounes» traditionnelles qu'on entend tout le temps!»
Nicola Ciccone a livré un vibrant plaidoyer à ce propos. «Les artistes italiens sont très sensibles. Ils écrivent des textes en jouant avec la langue et ont une poésie que je trouve réaliste et romantique à la fois.»
Un bilan positif
L'instigatrice de la semaine italienne à Granby, France Arbour, a expliqué que la présence de Nicola Ciccone au Palace «tombait pile». «Je planifiais la semaine italienne et j'ai discuté avec Jocelyn Lemoine, directeur de la salle de spectacle, se rappelle-t-elle. Je lui ai dit: «Tu ne pourrais pas finir la semaine avec Nicola Ciccone?» Comme il était disponible, les deux ont coïncidé.»
Mme Arbour s'est montrée très satisfaite de la première édition de l'événement. «Toutes nos activités ont été très courues, a-t-elle dit. Les cours de cuisine au Loblaws, donnés par M. Di Carlo (propriétaire du restaurant du même nom sur la rue Dufferin) et sa «mamma», affichaient complet. Certains participants sont restés debout durant toute l'activité, puisqu'il manquait de chaises!»
Déjà, l'organisatrice a perçu de l'intérêt pour une deuxième semaine d'activités sous le thème de la «botte» à Granby l'an prochain. L'événement culturel et gourmand pourrait toutefois avoir une saveur plus régionale. «J'ai été approchée par des restaurateurs de Bromont qui souhaitent participer aux festivités l'an prochain», a indiqué France Arbour.










