Clément Choinière regrette

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Clément Choinière regrette

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Les maires Pascal Russell, Clément Choinière et Raymond Loignon lors de l'annonce du transfert de Bromont  vers la MRC de Brome-Missisquoi.

photo Alain DIon

Cynthia St-Hilaire
La Voix de l'Est

(Granby) Le maire de Saint-Alphonse-de-Granby, Clément Choinière, tient le maire de Granby responsable du départ de Bromont de la MRC de la Haute-Yamaska. Richard Goulet a influencé les autres maires de la MRC à appuyer le départ de Bromont, soutient M. Choinière.

En février 2006, la Ville de Bromont a fait savoir qu'elle voulait quitter la MRC de la Haute-Yamaska pour se joindre à celle de Brome-Missisquoi. «Dès le départ, le maire de Granby disait oui», relate M. Choinière.

 

Le maire de Saint-Alphonse-de-Granby dit avoir réuni tous les maires de la Haute-Yamaska, à l'exception de Richard Goulet, à un restaurant de Waterloo. «Je voulais qu'ils disent non au départ de Bromont», confie-t-il.

Les maires ont fait la sourde oreille à ses doléances. Le 9 mars 2006, la Table des maires a adopté une résolution qui acceptait que Bromont quitte pour la MRC de Brome-Missisquoi.

Clément Choinière a voté oui, ce soir-là. Pourquoi? «Je pensais que j'avais voté non, a-t-il dit en entrevue téléphonique, hier après-midi. Je regrette d'avoir dit oui. On a mal fait.»

Le départ de Bromont hypothéquera l'avenir de la Haute-Yamaska, considère M. Choinière. «La région est cassée. Tout le monde sait que l'avenir de la région, c'est Bromont. Granby n'a même plus d'espace pour accueillir des industries, avance-t-il. Dans 10 ou 15 ans ce changement de MRC va nous retomber dessus.»

En décembre 2007, la MRC de la Haute-Yamaska a fait volte-face en retirant son consentement au départ de Bromont.

Divorce coûteux

Le maire de Roxton Pond, Raymond Loignon, ne croit pas que la décision de la Haute-Yamaska, en février 2006, ait changé quoi que ce soit. «Ça ne sert à rien de se blâmer, lance-t-il. C'est une décision politique. Peu importe ce que l'on aurait fait, la décision aurait été la même.»

Le maire de Shefford, Yves Gosselin, digère mal le verdict annoncé par la ministre Nathalie Normandeau, lundi. «Son argumentation n'est pas très solide, commente-t-il. La ministre invoque le sentiment d'appartenance. Il en existe différents critères d'appartenance. Pour le tourisme et l'industrie, je crois que Bromont et Granby sont très liés.»

La ministre Normandeau a donné une gifle à la MRC de la Haute-Yamaska, soutient M. Gosselin. «Nous n'avons pas fait cabale, même pendant le référendum qu'a organisé Bromont. Nous n'avons pas répondu aux attaques de la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan. C'est la ministre qui nous le demandait, relate-t-il. Et voilà la récompense que l'on a.»

Le maire de Shefford s'attend à ce que le départ de Bromont coûte cher à sa municipalité. «Juste pour le service d'évaluation que Bromont a abandonné, ça coûte 20 000 $ de plus à Shefford, insiste-t-il. Sans Bromont à la MRC de la Haute-Yamaska, ça va coûter au moins 70 000 $ de plus par année à Shefford. Et là, je ne parle même pas de l'usine de tri-compostage.»

Le maire de Waterloo, Pascal Russell, s'est dit tout aussi inquiet du départ de Bromont.

Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford, René Beauregard, n'a pas rappelé La Voix de l'Est. Et il a été impossible de joindre le maire de Warden, Christian Rompré

 

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