Arrivée en trombe, peu après 20h, la chef du PQ a tout de même pris le temps de serrer la main de chacun des quelques 50 convives qui s'étaient présentés sur place.
Elle a par la suite pris la parole pour une trentaine de minutes, au cours desquelles elle n'a pas été tendre à l'égard du gouvernement libéral.
«On a un gouvernement sans vision, a d'abord lancé la chef péquiste. Les libéraux n'ont pas joué franc jeu avec les Québécois pendant la campagne électorale. Certains pensent que je suis dure en disant qu'ils ont menti. Mais Jean Charest et sa ministre des Finances ont fait croire qu'il n'y aurait pas de coupure dans la péréquation, que tout allait bien à la Caisse de dépôt et placements et qu'il n'y aurait pas de déficit. Au lendemain de son élection, il nous est arrivé avec une coupure d'un milliard en péréquation, des pertes de près de 40 milliards à la Caisse de dépôt et un déficit. S'ils n'ont pas menti, en tout cas ils ont caché la vérité.»
Travail d'opposition
Mme Marois a rappelé à la foule l'importance du travail effectué par sa formation politique à titre d'opposition officielle.
«Nous n'avons pas laissé tomber, a-t-elle dit. À force de fermeté, nous avons finalement obtenu aujourd'hui (hier) que la ministre des Finances se présente devant nous pour répondre à nos questions concernant la Caisse de dépôt. Nous avons aussi obtenu l'assurance que nous pourrons parcourir les 600 pages du rapport annuel de la Caisse de dépôt au cours des prochaines semaines. Mais ce ne sera pas suffisant. Dès que nous en saurons plus, que nous aurons questionné les anciens dirigeants de la Caisse, nous exigerons que Mme Jérôme-Forget revienne devant nous.»
Pauline Marois a aussi remercié son hôte, la députée d'Iberville et porte-parole péquiste en matière d'Agriculture, de Pêche et d'Alimentation, Marie Bouillé, pour le travail qu'elle accomplit, surtout en ce qui a trait au monde agricole.
«En compagnie de Marie, nous avons rencontré le président de l'Union des producteurs agricoles ce matin (hier) pour discuter avec lui des enjeux qui touchent ce secteur, a repris Mme Marois. En tenant cette rencontre, on a forcé la main du gouvernement qui a accepté, à son tour, de rencontrer l'UPA qui réclame de l'aide, notamment en ce qui concerne la Financière agricole.»
La chef péquiste déplore d'ailleurs que Monique Jérôme-Forget n'ait ni consulté la population ni les grands acteurs économiques dans la préparation de son budget.
«Si elle avait consulté les gens du secteur agricole, du secteur forestier et manufacturier, elle aurait pu présenter un budget qui répond davantage aux besoins de la population, a expliqué celle qui a déjà occupé le siège de ministre des Finances. C'est ce que je faisais, moi, quand j'occupais cette fonction et c'est ce que l'on devrait faire en temps de crise économique.»
mgendron@lavoixdelest.qc.ca










