Même si l'exercice a fait office de formalité, toutes les organisations bloquistes de la province doivent pourtant s'y soumettre d'ici l'automne à la demande du chef de la formation politique, Gilles Duceppe. Le but visé: être prêtes à se lancer dans une possible campagne électorale peu après la rentrée.
«Je n'ai pas eu d'opposition, j'imagine que les gens doivent être satisfaits du travail que j'ai fait», a lancé M. Vincent après sa confirmation comme candidat, qui faisait elle-même suite à l'assemblée générale de l'exécutif bloquiste dans Shefford.
Celui qui se dit prêt à se lancer pour un nouveau mandat advenant une élection générale a tout de même souligné qu'un scrutin à l'automne ne constituerait pas le scénario idéal en ces temps difficiles.
«Pour l'instant, sachant que ça coûterait 300 millions $, ce n'est pas la meilleure fenêtre pour une élection, a souligné M. Vincent. Mais on ne peut pas oublier que les gens au pouvoir ne savent pas gouverner et ne savent pas comment nous sortir de la crise économique. Peut-être que les gens vont s'en rappeler si on part en élection.»
Quant à savoir si l'odeur d'un scrutin plane réellement dans l'air à Ottawa, le député soutient qu'il faudra que les troupes de Michael Ignatieff changent d'attitude pour que se concrétise un renversement du gouvernement minoritaire de Stephen Harper. Selon Robert Vincent, l'attitude actuelle du chef libéral ne laisse en rien présager un déclenchement imminent.
«Je pense que ça sentirait plus les élections si M. Ignatieff bougeait un peu, mais il n'est pas là, a résumé M. Vincent. La journée où il va annoncer de nouvelles politiques, on verra, mais pour l'instant, on ne l'entend pas parler.»











