GM a annoncé, hier matin, qu'elle mettra fin à la marque Pontiac d'ici 2010 et qu'elle fermera la moitié de ses concessionnaires. La fin de Pontiac n'était pas une surprise pour M. Mercier. «Je le sais depuis le début de l'année», souligne-t-il.
Les propriétaires d'une automobile de marque Pontiac n'ont pas à craindre, insiste M. Mercier. GM honorera les garanties de ces véhicules. «Les produits vont continuer d'être garantis», assure-t-il.
Ce n'est pas la première fois que GM élimine une marque, fait observer Pierre Mercier. «Avant, c'était Chevrolet-Oldsmobile. Quand la marque Oldsmobile est disparue c'est devenu juste Chevrolet, rappelle-t-il. Les propriétaires d'une Oldsmobile ont pu continuer de faire réparer leur auto chez Chevrolet.»
La fin de Pontiac ne signifie en rien la fin du Grand Trianon. «C'était le commerce de mon père. Ça fait 40 ans que nous sommes établis à Granby, relate-t-il. Mon fils le plus vieux, Vincent, travaille avec moi depuis juin. Et mon autre fils Charles va nous rejoindre en septembre. Pensez-vous que je lui demanderais de travailler avec nous si j'étais pour fermer? Selon le volume de véhicules que l'on vend, nous ne sommes pas touchés par les fermetures. Il y a bien d'autres places avant nous.»
L'homme d'affaires fait confiance au plan de restructuration que déposera GM d'ici le 1er juin au gouvernement américain. «J'aime mieux une compagnie qui agit et qui se restructure, qu'une compagnie qui laisse aller le temps, mentionne-t-il. La restructuration va permettre à GM d'être rentable en 2010.»
Normand Bernard, concessionnaire Pontiac, Cadillac Buick, de Cowansville a aussi confiance en l'avenir de GM. «Ça ne m'inquiète pas. Ça fait depuis 1966 que je suis en affaires et depuis 1993 dans l'automobile», dit-il.
M. Bernard n'était pas à l'aise hier de commenter la décision de GM d'abolir la marque Pontiac. «Pour le moment, je n'ai pas de détails. J'ai l'information au compte-gouttes par les médias. J'ai une conférence téléphonique avec des dirigeants de GM à 16 h», a-t-il fait savoir.











