Un havre pour des parents de la région

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Un havre pour des parents de la région

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Catherine Salois et Marco Bernard ont séjourné à une dizaine de reprises au Manoir Ronald-McDonald. Un an après la greffe de coeur de leur petite Zoé, ils se souviennent de l'accueil qu'ils y ont reçu.

photo Stéphanie Mantha

Marc Gendron
La Voix de l'Est

(Granby) Vivre avec un enfant malade impose de nombreux sacrifices aux parents: fréquents et longs séjours à l'hôpital, absences répétées et prolongées au travail, angoisse et peine. Depuis 1982, un organisme vient en aide aux proches d'enfants contraints de se rendre à l'hôpital Sainte-Justine. En leur offrant un gîte abordable et en leur permettant de partager leur vécu entre eux, le Manoir Ronald-McDonald vient alléger le fardeau des parents qui, bien souvent, est très lourd à porter.

«Le Manoir Ronald-McDonald fait un travail extraordinaire, un travail essentiel, assure Serge Girouard, un résidant de Granby, qui revient à peine d'un séjour là-bas. Ils aident beaucoup de familles, mais il faudrait qu'ils puissent en aider beaucoup d'autres.»

 

Pendant près d'un mois et demi, M. Girouard et sa conjointe, Nancy Shannon, ont séjourné au Manoir tous les week-ends ainsi que pendant une semaine complète afin de pouvoir demeurer au chevet de leur fils de 15 ans Timy, affecté par une scoliose.

«Timy a été opéré deux fois au cours de cette période, raconte le père de famille. La semaine, il fallait que l'on revienne à Granby pour nous occuper de notre autre enfant. Mais on tenait à être près de lui le plus souvent possible.»

En plus d'être situé à deux pas de l'hôpital et d'offrir une chambre à bon prix, le Manoir Ronald-McDonald permet aux parents d'enfants malades d'échanger entre eux.

«Ça permet de relativiser, reprend M. Girouard. Tu te rends compte que tu n'es pas seul à traverser des moments difficiles. Tu réalises aussi qu'il y en a qui vivent des choses encore plus dures que toi.»

Esprit de communauté

Catherine Salois s'est rendue au Manoir Ronald-McDonald à une dizaine de reprises pendant que sa petite Zoé Bernard, atteinte d'une rare maladie cardiaque, devait séjourner à Sainte-Justine. Dès sa première visite, elle s'est sentie chez elle.

«La première fois qu'on entre là-bas, c'est très impressionnant, se souvient-elle. Quand tu arrives, tu n'as souvent pas eu le temps de préparer tes bagages, tu es épuisée, désemparée. Mais tout le monde là-bas t'accueille avec compréhension.»

C'est d'ailleurs cet esprit d'entraide régnant entre les résidants qui a marqué la mère de famille.

«Tout les parents qui s'arrêtent au Manoir traversent des moments difficiles, dit-elle. C'est facile de partager ce que l'on vit quand on sait que les autres vivent la même chose.»

Beaucoup de familles profitent de l'hospitalité du Manoir, mais trop d'autres sont contraintes de se débrouiller toutes seules, faute de place.

«Il n'y a que 35 chambres au Manoir alors qu'il en faudrait beaucoup plus pour répondre à la demande. Je sais qu'ils ont un projet pour faire passer le nombre de chambres à 50, mais il leur faudra des sous pour ça. C'est pour ça que les gens doivent participer au Grand McDon de cette semaine. On ne sait jamais quand on pourrait avoir besoin de l'aide du Manoir», insiste-t-elle.

Grand McDon

L'une des sources de financement du Manoir Ronald-McDonald est le Grand McDon, une campagne de financement d'une journée qui permet, depuis maintenant 15 ans, d'amasser les fonds nécessaires au maintien de ses activités.

Le Grand McDon aura justement lieu cette semaine, soit le mercredi 6 mai, dans toutes les franchises de McDonald au Canada.

«On espère amasser près de 7 000 $ dans nos trois restaurants de Granby, indique Marielle Bédard, franchisée granbyenne. Nous remettrons la moitié de cette somme au Relais pour la vie de la Société canadienne du cancer et l'autre, au manoir Ronald-McDonald.»

Pour chaque oeuf McMuffin et chaque Big Mac vendu, un dollar sera amassé au nom de ces organismes. Un invité surprise pourrait aussi venir visiter les gens au cours de la journée.

«On verra bien», laisse planer Marielle Bédard.

Pour la dame, qui est propriétaire de franchises McDonald depuis bientôt 30 ans, c'est une véritable fierté de remettre des sous à la communauté.

«McDonald est sensible à toutes les causes qui impliquent des enfants, tout comme je le suis, confie-t-elle. Je suis très fière de pouvoir donner aux autres, surtout aux enfants et aux adolescents.»

 

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