«Internet, c'est pas dangereux, mais ça dépend comment on s'en sert», a résumé l'un des élèves de «la classe de Madame Carole» pour expliquer la présence du policier.
Et en constatant le nombre d'élèves ayant accès à un ordinateur à la maison - presque tous, dont près de la moité dans leur propre chambre -, on peut affirmer qu'une telle campagne tombe à point.
«Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on ne doit pas publier de photo ou de renseignement personnel sur internet sans avoir consulté un adulte digne de confiance, a expliqué le sergent Lacroix. Une fois que c'est parti, il est trop tard, on ne peut plus reculer. Ce qu'on a envoyé peut se retrouver dans les mains de n'importe qui, en particulier de criminels ou de personnes mal intentionnées.»
Ces informations, qu'il s'agisse de son nom, de sa date de naissance, de son adresse courriel, du nom de son école ou de son numéro de téléphone, pourraient permettre à quelqu'un de malveillant de retracer un jeune à sa sortie de l'école.
Intimidation
Le policier a aussi prévenu les jeunes à propos des ravages que peut causer la cyberintimidation. Lorsque quelqu'un utilise le courriel, les blogues ou les bavardoires (chat), Facebook, ou un téléphone portable pour menacer et intimider quelqu'un, il s'agit d'un acte criminel.
«Si quelqu'un utilise internet pour menacer ou harceler une autre personne, pour colporter des rumeurs ou des faussetés sur son compte, pour tenter de lui soutirer de l'argent ou des biens sous la menace, il faut tout de suite le dénoncer», exhorte Mathieu Lacroix.
Se laisser intimider de la sorte ou permettre que quelqu'un le soit peut entraîner de lourdes conséquences pour cette personne.
«On parle d'un sentiment d'humiliation, de déprime, d'une baisse de la confiance en soi, d'absences à l'école et de diminution des résultats scolaires, évoque le policier. Dans certains cas, ça peut aller jusqu'à une fugue ou même jusqu'au suicide.»
Le service de police de Bromont n'a pas noté d'augmentation de cas de cyberintimidation sur son territoire, mais il espère que cette tournée d'information, qui devrait bientôt s'arrêter à l'école La Chantignole, permettra de maintenir les cas au minimum.
«Arrangez-vous pas pour que je revienne ici prendre une plainte de cyberintimidation, a blagué le policier. Faites très attention à votre utilisation d'internet. Une fois qu'on est embarqué dans le système, ça peut aller loin. Ce qu'il faut, c'est dénoncer la cyberintimidation dès le début.»











